Aujourd'hui 18 juin nous fêtons : Saint Hervé - Abbé en Bretagne (✝ 568)

Diocèse de Valence

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Quand la ville se met au vert

La majorité des hommes vivent ajourd’hui dans un espace urbain. Cet environnement peut, malgré tout, être propice à une "ecologic attitude".


   

- Existe-t-il un urbanisme "écologique" ?
Le mot écologie vient du grec oikos - maison, habitat - et "logie" - theorie, science, discours. C’est l’étude des milieux propres aux êtres vivants et des êtres humains et de leurs rapports à ce milieu. Or la ville est aujourd’hui le milieu de vie de la majorité des hommes.
L’approche écologique de la ville est pleinement humaine lorsque le respect de l’environnement s’accompagne du respect de la dignité de l’homme ; et lorsque le bien commun, qui passe par le souci des plus faibles et d’une plus grande équité sociale, est recherché. De plus, la mise à jour des interdépendances tissées d’une extrémité de la planète à l’autre, mais aussi les répercussions au niveau mondial des bouleversements environnementaux locaux, ont réduit les distances et fait émerger la réalité d’une communauté humaine mondiale. La ville, comme territoire de production, de consommation et de régulation de la vie et de l’activité humaine, s’est ainsi mondialisée et cela a des répercussions directes sur notre bien-être.

- Quelles sont les conséquences concrètes ?
Le géographiquement lointain nous est devenu parfois aussi proche que notre voisin de palier ! Ce qui, paradoxalement, a eu pour effet d’éloigner de nous ce dernier... D’un autre côté, les problèmes mondiaux semblent hors de notre champ d’action. Nous oublions notre part : celle qui peut se mobiliser là où nous sommes, celle de l’urbanité, cet art de vivre ensemble dans un espace commun, de construire une communauté locale ici et maintenant. L’action des gouvernements peut rester inefficace si les habitants de la planète ne se sentent pas concernés.

- Comment les chrétiens peuvent-ils participer à cette dynamique ?
Il ne s’agit pas uniquement d’une affaire de poubelle, de tri sélectif ou de limitation de la pollution par les gaz d’échappement. La démarche juste comporte à la fois une nouvelle manière de voir nos modes de vie à travers une grille de lecture du monde, et une véritable volonté d’ajuster « notre manière d’être au monde » (1) , dans un souci de qualité, de pérennité, d’équilibre du cadre et du mode de vie que notre activité génère.
Le chretien devrait s’interroger sur son habitat, ses déplacements, ses comportements dans l’espace public, l’attention qu’il porte à son environnement physique et humain, sa contribution au mieux-être commun. Mais il ne s’agit pas seulement des effets immédiats de nos comportements. Privilégier le choix qualitatif sur le choix quantitatif se révèlera souvent plus efficace à terme. Choisir la marche à pied pour les petites distances, les transports en commun ou le vélo, lorsque c’est possible, permet de développer un autre mode de relations aux autres : l’automobiliste insultant le conducteur qui le précède aura-t-il le même comportement à l’égard d’une personne montant lentement dans un bus ?
La liste des questions qu’un chrétien devrait se poser n’est pas exhaustive. Elle dépend de la situation de chacun et s’inscrit dans la vision chrétienne de l’homme.


(1) Thierry Paquot, Terre urbaine. Cinq défis pour le devenir urbain de la planète, Paris, La Découverte, 2006, p. 174-175






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