Aujourd'hui 18 juin nous fêtons : Saint Hervé - Abbé en Bretagne (✝ 568)

Diocèse de Valence

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L’Abbaye de la Pierre-qui-Vire : un microcosme écologique

Productrice de fromages bio et de ses propres énergies renouvelables, l’Abbaye Notre-dame de la Pierre-qui-Vire se démarque du paysage monastique français. Sans pour autant tomber dans l’excès du "tout biologique".


   

En plein cceur du Parc naturel du Morvan, le monastère de la Pierre-qui-Vire s’inscrit dans la plus fidèle tradition bénédictine. Sept fois par jour, les 57 moines se retrouvent pour célébrer ce que saint Benoit appelle l’Office Divin. Ils travaillent, prient, dorment. En un mot, tout ici paraît bercé par le rythme multiséculaire de la vie bénédictine.
Pourtant, ce monastère n’est pas tout à fait comme les autres. Ici, l’activite de la ferme est « biologique » et les moines fabriquent leurs propres énergies... renouvelables. C’est en fait tout naturellement que les moines en sont venus à l’écologie.

- Des pionniers de l’aventure bio !
C’est en parcourant quelques kilomètres en amont de l’abbaye, que le promeneur arrive à la ferme de la Pierre-qui-Vire. Quelques maisons, cinq hangars, 130 ha d’exploitation. Ici vivent quatre familles, et dix employés. Mais aussi 65 vaches, des Brunes-des-Alpes, et presqu’autant de chèvres. Il n’en a pourtant pas toujours été ainsi. Auparavant, c’étaient les moines qui travaillaient la terre, en cultivant un plant de pommes de terre et des céréales, et qui assumaient l’élevage de leur troupeau de vaches laitières. A la fin des années 1950, I’abbaye s’est ralliée à l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique)
Elle a alors pratiqué, comme partout ailleurs à l’époque, une agriculture intensive. Or, « installée sur les plateaux du Morvan dont les sols sont très pauvres, la ferme a dû répondre aux exigences de cette agriculture en forçant la nature par des engrais chimiques et des fertilisants chimiques, entraînant de nombreux déséquilibres. Et les animaux les ont très vite ressentis », explique Philippe Abrahamse, agriculteur et actuel gérant de la ferme. Ce fut alors une catastrophe : le troupeau est tombé malade, les animaux souffrant d’infection aux mamelles et de boiteries, la production de lait a chuté considérablement, passant de 40000 a 20000 litres, et les frais vétérinaires ont atteint des sommets (130000 € pour la seule année 1969).
Face aux incitations de I’INRA d’abattre le cheptel pour recommencer à zero, deux frères, très portés sur l’écologie, ont poussé à garder les bovins, en changeant les méthodes de production. « Un vétérinaire du Jura leur a proposé de soigner un animal avec des plantes, et l’animal s’est bien remis. Il a refait des lactations alors qu’il semblait condamné. Ils ont donc décidé de tout relancer avec des méthodes naturelles », poursuit Philippe Abrahamse. C’est ainsi qu’en 1970, le monastère devient la première ferme biologique de Bourgogne, produisant du lait, des fromages et des tommes de vache, et depuis 1994 des fromages de chèvre. Aujourd’hui, la ferme est rentable, et fait vivre quatre familles. Six mille fromages "Pierre-qui-Vire" sont fabriqués chaque mois, leur nom est désormais une marque déposée, et les voila couronnés du fameux label "AB" (Agriculture Biologique).






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