Le Parvis des Gentils se tiendra à Bologne fin septembre

C’est dans la ville italienne de Bologne que se déroulera le prochain Parvis des Gentils, créé par le Conseil pontifical de la culture. Pendant trois jours, du 26 au 28 septembre, la prestigieuse université de la ville, la plus ancienne du monde occidental, et la basilique Saint Pétrone accueilleront un large panel d’intellectuels, scientifiques et artistes sous le signe du dialogue entre croyants et incroyants. Sur le temps, c’est le thème de ce Parvis, parce que le temps est plus important que l’espace, comme le souligne le Pape François dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium. On y parlera de philosophie, sciences de la vie, architecture, psychologie, religion, astrophysique…

Pour la première fois, le rouleau de la plus vieille Torah du monde sera exposé au public. Ce rouleau très rare, fabriqué avec de la peau de mouton, qui date vraisemblablement du XIIème siècle, a été retrouvé en 2013 dans les archives de l’université de Bologne, où il serait arrivé en provenance d’un monastère dominicain après le démantèlement par Napoléon des ordres religieux en Italie. La ville de Bologne a longtemps abrité une importante communauté juive et l’université dispensait des cours d’hébreu.

Le débat sur les divorcés remariés n’est pas « une mode »

Concert, colloque, lectures, témoignages, musique figurent au programme de ce Parvis présenté en conférence de presse ce jeudi au Vatican. Le cardinal Ravasi, président du Conseil pontifical de la Culture, a été interrogé par les journalistes au sujet de la question sensible de l’accès à l’Eucharistie pour les divorcés remariés, une question très présente dans les médias à quelques jours de l’ouverture d’un synode extraordinaire sur la famille. Le cardinal Ravasi a expliqué que le débat sur l’indissolubilité du mariage existait déjà aux premiers temps du christianisme. Il ne s’agit donc pas d’un débat à la mode ni du désir de l’Eglise de se conformer à l’air du temps, a-t-il commenté, en laissant entendre qu’il serait judicieux à l’heure actuelle d’attendre les conclusions du Synode.

Source : http://fr.radiovaticana.va