Aujourd'hui 5 décembre nous fêtons : Saint Gérald - Archevêque de Braga (✝ 1109)

Diocèse de Valence

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Entre le jardin et le serpent

« Accorde-nous, Seigneur, de savoir commencer saintement par une journée de jeûne notre entraînement au combat spirituel : que nos privations nous rendent plus forts pour lutter contre l’esprit du mal. »


   

Benoît XVI, qui entame au cours de ses audiences générales à Rome une longue catéchèse sur le Credo dans le cadre de l’année de la foi, vient d’évoquer la question de la Création et le titre du Créateur donné au Dieu des chrétiens. En voici quelques extraits :

« Un Dieu qui « déploie sa toute puissance de père aimant dans la beauté de la création (…) et prend soin de ses créatures avec une fidélité qui ne se dément jamais. La création permet de connaître et reconnaître la toute puissance et la bonté du Seigneur. Elle est un appel à la foi des croyants pour qu’ils annoncent que Dieu est créateur(…) C’est dans l’Ecriture qu’à la lumière de la foi l’intelligence humaine peut trouver la clef de compréhension du monde ».

« Tout ce que Dieu a crée est beau et bon, rempli de sagesse et d’amour. Son œuvre créative apporte ordre, harmonie et beauté, et la Genèse montre que Dieu créé par la parole. Dix fois trouve-t-on la phrase : Et Dieu dit… La vie naît et le monde existe parce que tout obéit à la parole divine. Parler de création a-t-il encore un sens aujourd’hui, face à la science ?… La Bible, qui n’est pas un manuel de sciences naturelles, sert à comprendre la vérité des choses (…) c’est à dire que le monde n’est pas un simple ensemble de forces contraposées mais qu’il trouve origine et stabilité dans le Logos, dans la raison éternelle de Dieu qui soutient l’univers. Il existe un dessein sur le monde qui naît de cette raison et de l’esprit créateur ».

« Au sommet de la création, il y a l’homme, le seul être capable de connaître et aimer son créateur ». Le chapitre 3 de la Genèse permet « de savoir quel est le projet de Dieu envers l’homme, façonné à partir de la boue. Ce qui signifie que nous ne sommes pas Dieu, que nous ne nous sommes pas faits par nous mêmes, que nous venons de la bonne terre, œuvre du créateur (…) Au-delà des catégories de l’histoire et de la culture, au-delà de toute différence sociale, nous constituons une seule humanité réalisée à partir de la seule argile de Dieu (…) qui a insufflé son esprit sur un corps modelé d’argile ». Dans ce livre de la Genèse, « on trouve deux images importantes : le jardin contenant l’arbre de la connaissance du bien et du mal, et le serpent. Le premier indique que le lieu où Dieu a placé l’homme n’est pas une forêt sauvage mais un lieu ordonné et protecteur. Ainsi l’homme doit-il reconnaître que le monde n’est pas une propriété qu’il peut saccager ou exploiter mais un cadeau du créateur (…) devant être cultivé dans le respect et l’harmonie, selon la logique et le dessein de Dieu... Le serpent fait soupçonner que l’alliance avec Dieu soit une soumission privant l’homme de la liberté comme des plus belles choses de la vie. Or il existe la tentation de bâtir seuls ce monde sans accepter le fait d’être des créatures, Dieu étant vu comme un poids dont il faudrait se libérer. Si la rapport avec Dieu est faussé, si sa place n’est pas respectée, tout est altéré. L’autre devient un rival et une menace. Après avoir cédé à la tentation, Adam accusa Eve de tout ».

(…) « Alors qu’Adam ne reconnaît pas son statut d’être créé et entend prendre la place de Dieu, Jésus, le Fils de Dieu, est en parfaite harmonie filiale avec le Père. En s’abaissant il est devenu le serviteur et a parcouru la voie de l’amour en s’humiliant jusqu’à la mort sur la croix. Ainsi a-t-il pu rétablir l’ordre et le juste rapport de l’homme avec Dieu. La Croix est devenue le nouvel arbre de la vie… Vivre de la foi signifie reconnaître la grandeur de Dieu et admettre notre petitesse, notre condition de créature, en laissant Dieu nous envelopper de son amour. Avec son poids de malheur et de souffrance, le mal est un mystère qui doit être vu à la lumière de la foi, qui seule nous assure pouvoir en être libérés ».

Source : http://ecologyandchurches.wordpress.com

« Si tu veux la paix, protège la création »
[...] Créé de la terre, l’homme donne un nom à tous les êtres vivants et prend en compte leur diversité. Une relecture de la Bible nous permet de comprendre que l’homme est nécessaire à l’achèvement de la création pour lui permettre d’exprimer toute son identité et sa beauté.

Les textes des prophètes et les psaumes jalonnent l’Ancien Testament de chants qui associent la nature à la louange due à Dieu. Saint François exprime cette même fraternité dans son Cantique de la création. Et lorsque Caïn a tué son frère, c’est la nature qui lui en fait payer le prix. Dans cette réponse de la nature à la violence humaine, peut-on voir une prophétie sur les catastrophes naturelles actuelles ?

Mais surtout Christ est ressuscité ! Et la nature elle-même attend d’être entraînée par les hommes dans la Rédemption à la suite du Christ (cf. saint Paul aux Romains, 8). La Bible parle donc profondément d’écologie en intégrant toute l’espérance fraternelle qui unit l’homme à la nature. À l’écoute du message biblique, l’Église parle d’écologie : le message de Jean-Paul II pour la Journée de la Paix en 1990 s’avère être un véritable plaidoyer pour le respect de la création et une mise en garde contre la pollution et autres excès de notre société sans limite. Dans Caritas in Veritate, Benoît XVI amplifie ce discours : « Si tu veux la Paix, protège la création ». [...]

Source : http://catholique-tarn.cef.fr





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