Aujourd'hui 25 novembre nous fêtons : Sainte Catherine d’Alexandrie - vierge et (...)

Diocèse de Valence

Facebook
    Vous aimez cet article?
    Partagez le.


    Vous aimez ce site, dites le sur Facebook !
Voeux de bonheur... par temps de crise
   

Tout le mois de janvier, nous allons l’entendre combien de fois cette petite phrase ensoleillée « Tous nos voeux de bonheur ! ».
A la fin de la célébration de leur mariage, les jeunes époux l’ont entendue aussi : "Tous nos voeux de bonheur". Ces cinq petits mots sont tellement faciles à prononcer et ils font toujours plaisir ! Surtout ils ne coûtent rien à personne. Car le mot voeu, en ce cas, est utilisé au sens de "souhait".
_- Mais selon les dictionnaires, le premier sens de voeu signifie : résolution, promesse, engagement. Par exemple, quand un religieux prononce les trois voeux de pauvreté, chasteté, obéissance, c’est une promesse, un engagement autrement exigeant !

Dans la société en crise, dans l’Église qui a aussi ses problèmes, de quels voeux avons nous besoin en ce début d’année ?

Suffit-il pour redresser le monde de poser des souhaits envers les autres ?

Ne conviendrait-il pas plutôt de s’engager à fond personnellement ?

Avis à tous ceux qui seront candidats aux élections municipales et européennes.
Avis encore à tous ceux qui exercent des responsabilités dans leurs familles, leurs associations, syndicats, partis, et leurs entreprises.

En ce temps de crise, avec cette offre de consommation multiple et écrasante, comme vient de l’écrire le pape François dans son exhortation sur "La joie de l’Évangile", le grand risque du monde est d’engendrer « une tristesse individualiste qui vient du coeur bien installé et avare, la recherche malade de plaisir superficiel ».
Le pape invite les chrétiens à s’engager avec Jésus au service des autres pour que « personne ne soit exclu de la joie que nous apporte le Seigneur ». « Nous devons dire non à une économie de l’exclusion et de la disparité sociale. Une telle économie tue. Il n’est pas possible de fait qu’une personne âgée, réduite à vivre dans la rue, meure de froid, ne soit pas une nouvelle, tandis que la baisse de deux points en Bourse en soit une. Voilà l’exclusion ».
Le pape a aussi un couplet sur la famille où « la fragilité des liens devient particulièrement grave parce qu’il s’agit de la cellule fondamentale de la société, du lieu où l’on apprend à vivre ensemble dans la différence et à appartenir aux autres, et où les parents transmettent la foi à leurs enfants ».

Qu’est ce qui est le plus beau ? Recevoir d’autres personnes des voeux de bonheur ? Ou faire nous-mêmes des voeux qui nous engagent ? Entre voeu et voeu, qui va choisir ?

P. Raymond PEYRET
Trait d’Union N°216 (Bulletin de la paroisse St Vincent de l’Hermitage)






                Hébergement: C.E.F | Suivre la vie du site RSS 2.0 | SPIP