Aujourd'hui 20 février nous fêtons : Sainte Aimée - nièce de sainte Claire d’Assise (...)

Diocèse de Valence

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    Vendredi 20 février 2015

    Cette semaine c’est le P. Philippe MAURIN, vicaire épiscopal en charge du Pôle Solidarité et curé modérateur des trois paroisses de la Drôme des Collines, qui nous accompagne dans cette "Pause Carême"


       

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    Tous les ans, lorsque l’été se profile à l’horizon, il nous est rappelé que nous avons des kilos à perdre et qu’il est temps de maigrir, de faire régime, de jeûner afin de présenter sur la plage, un profil et un tour de taille des plus esthétique.
    Jeûner peut être aussi une hygiène alimentaire pour se désintoxiquer en vue d’une
    recherche de vitalité, ou être une protestation, un appel, aller jusqu’à une grève de la faim pour tenter d’infléchir une décision.
    Il s’agit de se priver en vue d’un bien, d’un bien-être, espéré, attendu et voulu.

    Le jeûne est aussi une pratique religieuse et il est bon d’entendre ce que le prophète Isaïe dit à ses contemporains.
    Il commence par des reproches :
    Le jour où vous jeûnez,
    vous savez bien faire vos affaires,
    et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous.
    Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poing sauvages.

    Ce qui se passe le jour où vous jeûnez, contredit le signe : vous savez trouver votre intérêt et vos relations sont conflictuelles ; vos actes ne sont pas conformes à ce que l’on pourrait attendre de celui qui dit chercher Dieu.
    Pour le prophète ce jeûne, pratique rituelle extérieure, n’est pas agréé par Dieu.

    Quel est donc le jeûne qui plaît à Dieu ?
    Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci :
    faire tomber les chaînes injustes,
    délier les attaches du joug,
    rendre la liberté aux opprimés,
    briser tous les jougs ?

    La pratique qui plait au Seigneur est œuvre de libération : ceux qui ont été libérés de
    l’Egypte font mémoire de leur Dieu en libérant leurs frères. Ils se rappellent aussi leur origine : avoir eux-mêmes été tirés vers la liberté.
    N’est- ce pas partager ton pain avec celui qui a faim,
    accueillir chez toi les pauvres sans abri,
    couvrir celui que tu verras sans vêtement,
    ne pas te dérober à ton semblable ?

    Partager, accueillir, vêtir : ces détresses humaines Jésus les reprendra pour en faire les attendus du jugement en Matthieu 25. Il y proclamera alors que ne pas se dérober à son semblable, à celui est de notre propre chair, c’est ne pas se dérober à sa rencontre. C’est agir pour lui, qui pour nous, prend visage humain.

    Alors les merveilles de l’Exode ne seront plus au passé :
    Devant toi marchera ta justice,
    et la gloire du Seigneur fermera la marche.
    Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ;
    si tu cries, il dira : « Me voici. »

    Le Seigneur sera ton guide
    Le Seigneur te sera présent.

    Le vrai jeûne n’est pas d’abord privation mais action à la manière de Dieu, du Dieu libérateur d’Egypte, du Dieu qui en Jésus le Christ appelle tout homme à la liberté.

    + P. Philippe MAURIN
    Il arrive que, quand nous allons bien et nous sentons à l’aise, nous oublions sûrement de penser aux autres (ce que Dieu le Père ne fait jamais), nous ne nous intéressons plus à leurs problèmes, à leurs souffrances et aux injustices qu’ils subissent… alors notre cœur tombe dans l’indifférence : alors que je vais relativement bien et que je suis à l’aise, j’oublie ceux qui ne vont pas bien. Cette attitude égoïste, d’indifférence, a pris aujourd’hui une dimension mondiale, au point que nous pouvons parler d’une mondialisation de l’indifférence. Il s’agit d’un malaise que, comme chrétiens, nous devons affronter.
    Pape François, Message du carême 2015

    1ère lecture Is 58, 1-9a

    « Est- ce là le jeûne qui me plaît ? »

    Lecture du livre du prophète Isaïe

    Ainsi parle le Seigneur Dieu :
    Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas !
    Que s’élève ta voix comme le cor !
    Dénonce à mon peuple sa révolte,
    à la maison de Jacob ses péchés.
    Ils viennent me consulter jour après jour,
    ils veulent connaître mes chemins.
    Comme une nation qui pratiquerait la justice
    et n’abandonnerait pas le droit de son Dieu,
    ils me demandent des ordonnances justes,
    ils voudraient que Dieu soit proche :
    « Quand nous jeûnons,
    pourquoi ne le vois-tu pas ?
    Quand nous faisons pénitence,
    pourquoi ne le sais-tu pas ? »
    Oui, mais le jour où vous jeûnez,
    vous savez bien faire vos affaires,
    et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous.
    Votre jeûne se passe en disputes et querelles,
    en coups de poing sauvages.
    Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui
    que vous ferez entendre là-haut votre voix.
    Est- ce là le jeûne qui me plaît,
    un jour où l’homme se rabaisse ?
    S’agit-il de courber la tête comme un roseau,
    de coucher sur le sac et la cendre ?
    Appelles-tu cela un jeûne,
    un jour agréable au Seigneur ?

    Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci :
    faire tomber les chaînes injustes,
    délier les attaches du joug,
    rendre la liberté aux opprimés,
    briser tous les jougs ?
    N’est- ce pas partager ton pain avec celui qui a faim,
    accueillir chez toi les pauvres sans abri,
    couvrir celui que tu verras sans vêtement,
    ne pas te dérober à ton semblable ?
    Alors ta lumière jaillira comme l’aurore,
    et tes forces reviendront vite.
    Devant toi marchera ta justice,
    et la gloire du Seigneur fermera la marche.
    Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ;
    si tu cries, il dira : « Me voici. »

    Psaume : 50 (51)

    Psaume : 50 (51), 3-4, 5-6ab, 18-19

    R/
    Tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
    un cœur brisé et broyé.

    Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
    selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
    Lave-moi tout entier de ma faute,
    purifie-moi de mon offense.

    Oui, je connais mon péché,
    ma faute est toujours devant moi.
    Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
    ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

    Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
    tu n’acceptes pas d’holocauste.
    Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
    tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

    Evangile Mt 9, 14-15

    « Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront »

    Acclamation :

    Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant.
    Gloire à toi, Seigneur.
    Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre.
    Ainsi le Seigneur sera avec vous.
    Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant.
    Gloire à toi, Seigneur.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,

    les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus
    en disant :
    « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons,
    tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
    Jésus leur répondit :
    « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil
    pendant le temps où l’Époux est avec eux ?
    Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
    alors ils jeûneront. »


    - 1ère lecture Is 58, 1-9a
    - Psaume : 50 (51), 3-4, 5-6ab, 18-19
    - Evangile Mt 9, 14-15





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