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Diocèse de Valence

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    Samedi 7 mars 2015

    Cette semaine ce sont Véronique DESFRICHES-DORIA et Michelle PAVAT, laïques en mission ecclésiale, aumôniers d’hôpitaux, qui nous accompagnent dans cette "Pause Carême".


       

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    « Le Seigneur est tendresse et pitié »... Il prend plaisir à faire grâce. La parabole de l’enfant prodigue illustre avec éclat l’affirmation du psalmiste et du prophète.

    La figure du Fils prodigue est emblématique de la condition humaine pécheresse qui a besoin de réconciliation. Dans cette parabole, nous est révélée la miséricorde infinie du Père pour chacun de ses enfants, surtout pour ceux qui se sont le plus éloignés de Lui.

    Chacun peut se reconnaître dans le fils perdu.

    Mais ne pouvons-nous pas nous reconnaître aussi dans le fils aîné, dont on parle moins…

    Ne serait-ce pas parce qu’il est plus désagréable de nous identifier à ce personnage jaloux, agressif, qui rejette son propre frère, incapable de l’aimer, de lui pardonner ?

    Qui aime son Père par sens du devoir, de la règle familiale, de la loi. Est-ce un amour filial vrai ?

    Aimer son prochain, surtout s’il nous a fait du mal, s’il nous a blessé n’est pas facile.

    Dans cet évangile, la joie de la réconciliation est exprimée par différentes actions : les retrouvailles, célébrée par un festin, l’alliance restaurée, par le passage de l’anneau au doigt.

    La tunique blanche dont le Père revêt son fils symbolise la re-création de tout son être par la miséricorde divine.

    Réconciliés avec le Père, nous pouvons nous blottir à nouveau, pour naître à la vie.

    Nous sommes émus par la tendresse que le Père manifeste à son fils prodigue.

    Le fils aîné, jaloux, ne connaît pas sa chance d’être à la maison.

    Les deux fils pourtant, ont besoin de l’étreinte d’un Père miséricordieux.

    Le Christ est venu nous révéler qu’il existe une loi qui surpasse toutes les lois : celle de l’Amour.

    Consentir à l’œuvre de la réconciliation divine en nous, c’est reconnaître notre besoin de miséricorde.

    Alors, ouvrons-nous de tout notre cœur à cette parole du Père, et n’ayons pas peur de reconnaître
    humblement nos infirmités, nos incapacités à aimer, à accueillir notre prochain tel qu’il est. Le Père prendra soin de nous. Il nous mettra des habits neufs de confiance, il nous revêtira de la blancheur éclatante de son Pardon.

    Le Carême est, sans doute, un temps privilégié pour nous laisser réconcilier avec Dieu et expérimenter la joie d’être pardonné.

    Laissons-nous guider dans notre démarche de conversion durant ce Carême.

    Véronique DESFRICHES-DORIA et Michelle PAVAT

    1ère lecture Mi 7, 14-15.18-20

    « Tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! » Mi 7, 14-15.18-20

    Lecture du livre du prophète Michée

    Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple,
    du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers.
    Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad,
    comme aux jours d’autrefois ! Comme aux jours où tu sortis d’Égypte,
    tu lui feras voir des merveilles !

    Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte
    comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage :
    un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère
    mais se plaît à manifester sa faveur ?
    De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes,
    tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés !
    Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères depuis les jours d’autrefois.

    Psaume : 102, 1-2, 3-4, 9-10, 11-12

    Le Seigneur est tendresse et pitié.

    Bénis le Seigneur, ô mon âme,
    bénis son nom très saint, tout mon être !
    Bénis le Seigneur, ô mon âme,
    n’oublie aucun de ses bienfaits !

    Car il pardonne toutes tes offenses
    et te guérit de toute maladie ;
    il réclame ta vie à la tombe
    et te couronne d’amour et de tendresse !

    Il n’est pas pour toujours en procès,
    ne maintient pas sans fin ses reproches ;
    il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
    ne nous rend pas selon nos offenses.

    Comme le ciel domine la terre,
    fort est son amour pour qui le craint ;
    aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
    il met loin de nous nos péchés.

    Evangile Lc 15, 1-3.11-32

    « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie »

    Acclamation :

    Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.
    Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
    Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
    Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :
    « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
    Alors Jésus leur dit cette parabole :
    « Un homme avait deux fils.
    Le plus jeune dit à son père :
    “Père, donne- moi la part de fortune qui me revient.”
    Et le père leur partagea ses biens.
    Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,
    et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
    Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays,
    et il commença à se trouver dans le besoin.
    Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
    Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs,
    mais personne ne lui donnait rien.
    Alors il rentra en lui-même et se dit :
    “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,
    et moi, ici, je meurs de faim !
    Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai :
    Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
    Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.
    Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.”
    Il se leva et s’en alla vers son père.
    Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;
    il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
    Le fils lui dit :
    “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
    Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
    Mais le père dit à ses serviteurs :
    “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,
    mettez- lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,
    allez chercher le veau gras, tuez- le, mangeons et festoyons,
    car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ;
    il était perdu, et il est retrouvé.”
    Et ils commencèrent à festoyer.

    Or le fils aîné était aux champs.
    Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
    Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.
    Celui- ci répondit :
    “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras,
    parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”
    Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer.
    Son père sortit le supplier.
    Mais il répliqua à son père :
    “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres,
    et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
    Mais, quand ton fils que voilà est revenu
    après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,
    tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
    Le père répondit :
    “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
    Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ;
    il était perdu, et il est retrouvé !” »


    - 1ère lecture Mi 7, 14-15.18-20
    - Psaume : 102, 1-2, 3-4, 9-10, 11-12
    - Evangile Lc 15, 1-3.11-32





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