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Diocèse de Valence

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Prier pour la Sauvegarde de la Création ce samedi 26 sept

Fabien REVOL, est entre autre, responsable de l’Association "OEKO-LOGIA" et membre du tout récent Observatoire Diocésain des Réalités Écologiques.
Il organise à ce titre, comme chaque année, une journée de prière pour la Sauvegarde de la Création ce 26 septembre au Monastère des Domicaines de Taulignan.


   

- Première question peut être naïve, pouvez vous nous dire à quoi sert une rencontre comme celle ci ?

La vocation de cette journée est bien de faire prendre conscience aux chrétiens que les questions d’écologie ne sont pas étrangères à la foi.
Elle s’inscrit dans le temps œcuménique de la création qui va du premier septembre au 4 octobre, un temps privilégié pour célébrer le mystère de la création et prier pour sa sauvegarde.
Les deux dimensions sont importantes, car pour motiver à la sauvegarde il faut bien comprendre que la création est confié à notre responsabilité, en particulier celle de la présenter dans le sacrifice de louange et d’action de grâce.
Cette journée sert encore d’incubateur, c’est à dire d’expérimentation pour témoigner d’un engagement et que celui ci est reproductible dans les communautés chrétiennes. Nous souhaiterions que cette journée soit célébrée dans chacune des paroisses du diocèse.
Je remercie le Pape qui nous a donné un coup de pouce dans cette direction le 6 août dernier en proclamant le 1er septembre journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, et les évêques de France en ont rajouté une couche en demandant que le 4 octobre soit une journée de fête de la création dans les diocèses français.

- Quel est son origine ? Quelle sera son contenu ?

A l’origine il y avait le désir des moniales de la Clarté Notre Dame de raviver l’antique rite des rogations.
C’est pourquoi en 2009 c’est sous ce vocable que nous avons proposé au mois de mai la première édition de cette journée.
Le nom a changé mais le principe reste le même : prier pour la sauvegarde de la création en demandant pardon au Seigneur pour les fléaux et calamités dont l’homme est responsable aujourd’hui dans le cadre de la crise écologique.
Le cadre est aussi le même depuis 2009 : une prière itinérante dans la nature environnant le monastère, avec des stations de bénédiction, un pique nique bio partagé, une conférence sur un thème qui associe les problématiques écologiques et la foi chrétienne, suivie d’un débat.
La journée est clôturée par un temps de prière et d’envoi. L’ensemble se vie dans un esprit de fraternité œcuménique, des représentants des diverses églises chrétiennes sont toujours invité et acteurs.

- Cette année, cette journée a une connotation particulière avec la publication de la dernière Encyclique du Pape François "Laudato Si" et l’ organisation en décembre, en France de la COP 21. L’écologie serait elle il un thème à la mode ?

Cela fait 55 ans que l’on parle de la crise écologique, et je constate que depuis, il s’agit plutôt d"une montée en puissance. Cela prend l’allure d’une mode pour ceux qui n’y faisaient pas attention avant. Je suis parti me former en théologie de l’écologie en 2004.
Oekologia a commencé ses activité fin 2008. Je n’ai pas attendu l’encyclique pour inviter les chrétiens à prendre conscience de la vocation écologique de l’être humain dans la création. La théologie de l’écologie est née dans les années 1970 aux USA. Les première paroisses et communauté chrétiennes à se convertir à un mode de vie respectueux de la création remontent à la même période dans les pays scandinaves, puis alémaniques. La première interpellation d’un pape face à la crise écologique remonte à Paul VI en 1970, les évêques de France ont commencé à publier sur le sujet en 2000.
Plus qu’une mode, nous assistons à l’universalisation de la prise de conscience de la vocation à la sauvegarde de la maison commune et l’encyclique va servir de catalyseur puissant.

- "Laudato si" est une encyclique à la faveur de la sauvegarde de la nature, de la terre mais elle est aussi à la faveur (de la sauvegarde) de l’être humain. Ne serait ce un discours un peu "utopique" dans le monde d’aujourd’hui ?

Laudato Si est une réponse du Pape à deux demandes.
La première est d’apporter sa contribution aux réflexions de la COP 21.
La deuxième lui est corrélée. Nicolas Hulot, devant la surdité des organismes institutionnels, et en désespoir de cause... s’est tourné vers les leaders religieux pour qu’ils puissent susciter, de la prise de conscience écologique parmi leurs fidèles. Il a demandé au Pape ce qu’il pouvait faire.
L’encyclique est une réponse. Est-ce utopique pour autant ?
Je constate qu’en France, depuis quelques mois, de nombreuses communautés chrétiennes veulent avoir leur formation pour comprendre de quoi il en retourne dans ce texte et pourquoi le Pape s’intéresse-t-il à ce sujet. Et si le pape demande qu’on s’y intéresse, il s’avère que beaucoup de communautés veulent prendre au sérieux cette appel, même si a priori, elles ne l’auraient pas spontanément fait...
Mon agenda est plein jusqu’en juin de demandes de formation, et j’ai déjà à mon palmarès, 120 prêtres du diocèse de Lyon rassemblé en session sur cette question début septembre.
Si les communauté chrétiennes suivent en mettant progressivement en œuvre des mesures à caractères écologiques, et si elles communiquent dessus, cela se verra et sera un témoignage pour pourra avoir un certain poids.
Voyez le rayonnement de l’initiative des moniales de La Clarté Notre Dame suite à leur reconversion professionnelle à l’agriculture biologique. Des esprits sont marqués.

- Pour conclure, pouvez vous nous dire, en quelques mots, quel est notre responsabilité en tant que chrétien ? Quels sont nos champs d’actions pour l’avenir de notre Terre ?

La responsabilité du chrétien est partagée avec tout être humain en tant qu’il est créé à l’image de Dieu : être un bon gardien de la maison commune.
La responsabilité spécifique du chrétien est peut-être de témoigner qu’au delà de la peur des apocalypses annoncées, il a les meilleurs raison du monde de s’engager en faveur de la sauvegarde de la création : cela appartient au cœur de sa foi, il est motivé par le regard d’espérance qu’il porte sur la création au nom de sa foi en la résurrection.
Ce regard d’espérance est nourrit du regard même de Dieu sur ses créatures, regard dont témoignent les Écritures : la bonté de la création, son origine en Dieu, sa finalité en Dieu dans la gloire de Dieu. Une création nouvelle et transfigurée dans laquelle toutes les créatures seront réconciliées.
Vivre en baptisé et en ressuscité, c’est déjà vivre quelque chose de cette réconciliation avec les créatures, en particulier en mettant en pratique la finale de l’évangile de Marc : annoncer la bonne nouvelle à toute la création, à toutes les créatures.

Reportage KTO Sauvegarde de la création






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