Aujourd'hui 8 avril nous fêtons : Saint Gautier - Abbé de Saint-Martin de (...)

Diocèse de Valence

Facebook
    Vous aimez cet article?
    Partagez le.


    Vous aimez ce site, dites le sur Facebook !
Pape : la canonisation n’est pas une science exacte !
   

Canonisations-de-Jean-XXIII-et-Jean-Paul-II_article_mainIl y a les grincheux. Ceux qui ne comprennent pas que l’on veuille canoniser des papes, en l’occurrence, Jean XXIII et Jean-Paul II, le week-end dernier.

Ceux-là font remarquer que, s’il est vrai que l’on a besoin de saints comme modèle de vie, il est toutefois bien difficile d’imiter la vie d’un pape, lorsque l’on est simple « catholique de base ».

Approbation d’une politique ecclésiale
Et que ces canonisations, s’agissant de personnes qui ont dirigé l’Eglise à son plus haut niveau, sont plus une approbation d’une politique ecclésiale que la reconnaissance d’une vie de sanctification. Que cette tendance, aussi, depuis cinquante ans, à vouloir canoniser tous les papes est suspecte : il est vrai qu’on comprend mal pourquoi ce pauvre Pie XI, qui n’a pas démérité, est le seul qui ne fait l’objet d’aucune procédure ! Enfin, que prétendre avoir étudié toute la vie d’un dirigeant comme le pape alors que l’ensemble des archives de son gouvernement ne sont encore ni ouvertes, ni même classées n’est guère sérieux…

Les considérations politiques n’ont jamais manqué
Bref, ces grincheux ont raison sur les arguments. Mais ils ont tort sur le fond. Après tout, la sainteté n’est pas une science exacte, mais œuvre en partie humaine. Les considérations politiques n’ont jamais manqué dans les choix des personnalités élevées sur les autels. Ainsi, pourquoi avoir attendu 1920 pour canoniser Jeanne d’Arc, morte tout de même en 1431, si ce n’est, de la part du pouvoir romain de l’époque, par volonté de se réconcilier avec la France républicaine ? Ou encore, à quoi attribuer que, entre le XIIe et le XIXe siècle inclus, on ne trouve que 31 femmes pour 328 hommes saints ! On ne me dira pas que cela ne reflète pas plus un conditionnement culturel, qu’une présupposée incapacité des femmes d’accéder à la sainteté !

Signe étonnant de vitalité
Mieux vaut donc oublier les grincheux. Et plutôt se réjouir de ce que, en ce XXe siècle qui vient de s’achever, cette Eglise qui fut si chahutée et contestée soit parvenue, à chaque conclave, à élire en son sein une personnalité de valeur, et donner au monde, avec Jean XXIII, comme Jean-Paul II, un signe étonnant de vitalité. Au demeurant, on rappellera aux grincheux que, selon le concile de Trente, le culte des saints n’est pas obligatoire. Il est simplement interdit de le mépriser. Et qu’en revanche ils peuvent, comme tous les catholiques, prier pour que les conclaves continuent, en ce XXIe siècle naissant, à nous surprendre…

Isabelle de Gaulmyn
Source : http://www.la-croix.com






                Hébergement: C.E.F | Suivre la vie du site RSS 2.0 | SPIP