Aujourd'hui 25 février nous fêtons : Saint Nestor de Pamphylie - Evêque de Magydos, (...)

Diocèse de Valence

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Ni chef d’entreprise, ni croisé. Le Pape François brosse le portrait-robot de l’évêque
   

L’Église a besoin de pasteurs authentiques qui prennent soin de leur troupeau, tous les jours, avec assiduité. C’est un long discours enflammé que le Pape François a adressé jeudi matin (NDLR : ce jeudi 27 février) à la Congrégation pour les évêques. Quand je signe une nomination d’évêque, a-t-il dit aux membres de la Congrégation, je voudrais pouvoir toucher du doigt l’autorité de votre discernement. Pour bien souligner l’importance du travail de ce dicastère, le Saint-Père a énoncé en détail les critères qui devraient guider le choix des évêques.

Nous n’avons pas besoin de chefs d’entreprises ou d’administrateurs délégués, a-t-il averti, l’Église n’a besoin ni d’apologètes, ni de croisés. Les évêques doivent être des témoins humbles et courageux du Ressuscité, non pas de manière isolée, mais avec l’Église … des semeurs confiants de vérité, capables de prendre de la hauteur au-dessus de nos bassesses et de nos petites prétentions. Par sa vie et son ministère, l’évêque doit rendre crédible la Résurrection. Le courage de mourir, la disponibilité à offrir sa propre vie et à se consumer sont inscrits dans l’ADN de l’épiscopat. Le renoncement et le sacrifice font partie intégrante de sa mission.

Gare aux coteries, aux clans et aux luttes d’influence

Les évêques doivent être des hommes patients, certains que la zizanie ne parviendra jamais à remplir le champ. Pour repérer un évêque, il ne sert à rien de compter ses qualités humaines, intellectuelles, culturelles ou pastorales. Le profil d’un évêque n’est pas la somme algébrique de ses vertus. Bien sûr, il doit exceller par son intégrité, sa solidité chrétienne, sa fidélité à la vérité, sa transparence, sa capacité à gouverner. Mais toutes ces qualités indispensables sont subordonnées à un engagement prioritaire : le témoignage au Christ Ressuscité auquel s’ajoutent la conscience devant Dieu et l’engagement collégial.

Selon le Pape François, l’Église a certes besoin de gardiens de la doctrine, non pas, cependant, pour mesurer l’écart entre celle-ci et le vécu des gens mais pour séduire le monde par la beauté de l’amour et par la liberté offerte par l’Evangile. Le Souverain Pontife a reconnu qu’il n’y avait pas de modèle standard valable pour toutes les Églises. Le défi est d’entrer dans la perspective du Christ qui sait ce dont chaque Eglise a besoin, en tenant compte des spécificités de chacune. Pour y parvenir, il faut se libérer des préférences, sympathies, appartenances ou tendances. Le Pape François a dénoncé les coteries, les cliques et les hégémonies qui conditionnent parfois le choix des évêques.

Ceux qui travaillent au sein de la Congrégation pour les évêques devront donc faire preuve de professionnalisme et travailler avec une sainte inquiétude. La hauteur de l’Église se trouve toujours dans les abîmes profonds de ses fondations, son avenir se loge dans ses origines. D’où l’importance de l’unité de l’Église et de la succession ininterrompue des évêques. Enfin, le Pape François a demandé à la Congrégation pour les évêques d’écrire un texte sur l’actualité du décret du Concile de Trente à propos de la résidence des prélats dans leur Église.

Source : La Lettre de Radio Vatican La Lettre de Radio Vatican






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