Aujourd'hui 6 décembre nous fêtons : Saint Gérald - Archevêque de Braga (✝ 1109)

Diocèse de Valence

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Jeu de l’oie de la Semaine Sainte
De l’entrée à Jérusalem au repas de la Pâque (Onglet "Je grandis")
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Mercredi 25 mars (Enfants)
   

LE CARÊME : UN CHEMIN...

LES PARENTS

Nous vous proposons un texte du Père Joël Morlet, professeur à l’Institut supérieur de pastorale catéchétique (ISPC Paris) qui nous fait un commentaire sur la joie de la semaine sainte, issu de la revue Points de repère (2012-2013)

Dans les pas du Maître-serviteur
La joie de la Semaine sainte

Le Vendredi Saint doit-il être synonyme de tristesse ?

La liturgie qui célèbre la Passion du Seigneur est grave et, avant que n’éclate la joie de la Résurrection, l’ensemble de la Semaine Sainte est marquée par cette perspective de la mort de Jésus. Les Evangiles et les Actes des Apôtres (Actes 1/16-17) nous laissent deviner le traumatisme que fut pour le groupe des apôtres la trahison de Judas qui était l’un des leurs : issue misérable que celui d’un mouvement qui se détruit par l’action des siens. Plus globalement l’entrée « triomphale » à Jérusalem était déjà terriblement ambiguë et son issue dans le cri de la foule au moment de la comparution devant Pilate, « Crucifie-le », nous le révèle.

La Résurrection vient inverser tout cela et, de même que les Evangiles sont écrits à la lumière de cette Résurrection et de la Glorification du Christ, de même chaque évènement célébré lors de la Semaine Sainte doit être marqué de cette sérénité et de la joie profonde procurées par cette perspective de la Résurrection. Le récit d’Emmaüs nous le redit : « Ne fallait-il pas que le Christ souffrit tout cela pour entrer dans sa gloire ? » (Luc 24/26). Ce n’était pas une fatalité mais la logique d’amour du Père et du Fils pour l’humanité « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique » (Jean 3/16). Cela nous appelle non à des « cris de joie », ni à la liesse qui sont réservés à la Veillée pascale et au Jour de Pâques, mais à une sérénité et une joie profonde face à ce que le Seigneur est en train d’accomplir pour nous pendant son avancée vers la mort.

Toute la Semaine Sainte est sous la lumière et la confiance de la Résurrection. Déjà lors du dimanche des Rameaux, l’un des répons proposés pour la procession du Dimanche des Rameaux chante : « A l’entrée du Seigneur dans la ville sainte, les enfants, portant des palmes et des rameaux d’olivier, annonçaient la résurrection. ». L’Evangile ensuite nous place devant le paradoxe de sa mort infamante mais chacune des prières de la messe et la préface disent la confiance de la résurrection : celle du Christ et la nôtre. Car c’est cela qui stimule encore plus notre joie : par sa résurrection, le Christ est promesse de notre propre résurrection. C’est cette confiance qui nous habite tout au long de cette semaine. « Accorde-nous cette grâce de retenir les enseignements de la passion et d’avoir part à sa résurrection ». « Sans avoir commis le mal, il s’est laissé juger comme un criminel ; en mourant il détruit notre péché : en ressuscitant il nous fait vivre et nous sanctifie » (préface du dimanche des Rameaux).

Au travers des évènements dramatiques, ce qui fonde notre joie profonde, c’est la manifestation d’une œuvre d’Amour. Cet Amour se manifeste à divers moments mais en particulier au travers du lavement des pieds : « Jésus sachant que son heure était venue, l’heure de passer de ce monde à son Père, lui qui avait aimé les siens qui sont dans le monde, les aima jusqu’à l’extrême » (Jean 13/1). Cet Amour, Jésus nous dit lui-même dans le discours après la Cène et le lavement des pieds qu’il doit nous mettre dans la joie : « Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que vous soyez comblé de joie » (Jean 15/11) « C’est ainsi que vous êtes maintenant dans l’affliction ; mais je vous verrai à nouveau, votre cœur alors se réjouira et cette joie, nul ne vous la ravira » (Jean 16/22). Le chant proposé pour la procession d’offertoire ce jeudi Saint est « Ubi caritas » : « Ensemble, avec les saints, puissions-nous contempler ton visage dans la gloire, Christ notre Dieu ! Que notre joie sera immense et sans mélange ! Durant l’infinité des siècles et des siècles ! Amen » (strophe 3).

Le Vendredi Saint, jour le plus sombre, cette suite du Christ qui est l’objectif de la liturgie de cette Semaine Sainte se traduit dans une prière confiante (Prière universelle) pour tous quel qu’ils soient et la vénération de la croix s’accompagne d’un chant : « Ta croix, Seigneur, nous la vénérons, et ta sainte résurrection, nous la chantons : c’est par le bois de la Croix que la joie est venue dans le monde ». Liberté est laissée pour choisir d’autres chants que ceux proposés par le Missel romain mais cette tonalité ne doit pas être oubliée. En même temps que s’exprime la douleur et l’amertume, c’est l’apaisement devant ce qui s’accomplit pour notre salut. La croix, symbole de mort devient symbole de vie.

L’homélie de Jean Chrysostome pour la fête de Pâques donne bien le sens de tout ce qui s’est passé : « Tous entrez dans la joie de votre Maître, premiers et derniers, recevez la récompense … abstinents et paresseux, fêtez ce jour. Vous qui avez jeûné, réjouissez-vous aujourd’hui. La table est garnie, venez sans arrière-pensée. Le veau gras est servi, que tous se rassasient. Participez au banquet de la foi, puisez tous aux richesses de sa miséricorde. Que nul ne déplore ses péchés, le pardon s’est levé du tombeau. Que personne ne craigne la mort, celle du Sauveur nous a libérés. Il l’a terrassée, quand elle le tenait enchaîné. Il a dépouillé l’enfer, celui qui est descendu aux enfers. »

JE COMPRENDS

Les Rameaux : Acclamer le Seigneur !

Si nous reprenons, au début Jésus entre à Jérusalem sur un petit âne. C’est le jour des Rameaux. Comme tu l’as entendu, les gens acclament Jésus comme s’il était un roi. Mais lui, il a choisi de monter sur un âne pour bien montrer qu’il ne veut pas être un roi !
Les juifs attendaient quelqu’un qui viendrait les libérer des Romains. Jésus n’est pas là pour faire de la politique mais pour nous libérer de tout ce qui nous encombre vraiment. C’est pour cela qu’il est venu donner sa vie comme nous allons le voir plus loin. Quand nous fêtons ce jour, nous recevons un rameau d’olivier ou de buis qui nous rappellent cet épisode de la vie de Jésus.

- Jeudi saint : Préparer et partager
Le Jeudi Saint est une journée sérieuse et joyeuse en même temps. On fête l’anniversaire du dernier repas de Jésus. A son dernier repas, Jésus annonce à ses compagnons, les apôtres, qu’il donne sa vie pour eux et pour tous les hommes. A la fin du repas, il partage du pain et du vin en disant que c’est aussi son corps et son sang. Tous les dimanches, c’est ce que nous revivons lors de la messe où nous recevons le corps du Christ en communiant. Dans l’évangile de Jean, ce n’est pas le partage du pain et du vin qui est raconté mais le lavement des pieds. Jésus lave les pieds de ses disciples pour nous montrer que, nous aussi, nous avons à nous mettre au service les uns des autres.

- Vendredi saint : Attendre
C’est un jour d’ombre et de peine : les catholiques jeûnent et prient en souvenir de la mort de Jésus. Sur les murs des églises, il y a souvent une série de 14 tableaux qui rappellent le chemin que Jésus a fait en portant sa croix. Le Vendredi Saint, de nombreux catholiques se rassemblent pour prier devant chaque tableau. Cela s’appelle le « chemin de croix ». Nous pouvons également en trouver dans des lieux extérieurs.

- Samedi saint : Silence
Ce jour rappelle aux chrétiens que Jésus est mort avant de ressusciter. Le temps semble s’arrêter. Dans les églises, il n’y a ni messe ni eucharistie. Entre le jeudi et le samedi soir, les cloches se taisent.

JE JOUE

Nous te proposons cette semaine de jouer au jeu de l’oie que tu peux télécharger ! (Cf. colonne de droite).

JE PRIE

Ce n’est pas mon regard vers Toi, Jésus en croix,

qui va chasser ta souffrance et ta peine

mais c’est ton regard d’amour pour moi

qui va me soulager et me consoler …

Ce n’est pas mon cœur tourné vers Toi Seigneur

qui va pouvoir comprendre le mystère de ta croix

mais son cœur tourné vers moi Seigneur

qui va me faire comprendre la force de ton amour…

Ce ne sont pas mes mains tendues vers Toi

qui vont pouvoir t’offrir beaucoup de réconfort

mais ce sont tes mains tendues vers moi

qui vont me conduire pour marcher vers Toi …

Par ton regard posé sur moi, Seigneur,

apprends-moi à te donner mon cœur tout entier.

Par ton cœur tourné vers moi, Seigneur

apprends-moi tout l’amour que tu as pour moi.

JE GRANDIS

Avec tes parents, tu pourras lire la BD à télécharger pour mieux comprendre tout ce qui s’est passé durant la semaine sainte. Bonne lecture !






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