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Diocèse de Valence

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    Mercredi 25 Février 2015

    Cette semaine c’est Jean-Pierre SAUREL, diacre, qui nous accompagne dans cette Pause Carême.


       

    Et comme tous les mercredis, nous avons rendez-vous avec la Pause Carême des enfants -> accéder au contenu pour les plus jeune.

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    Luc 11, 29-32

    « Cette génération est une génération mauvaise,
    elle demande un signe,
    mais en fait de signe
    il ne lui sera donné que celui de Jonas »

    A cette demande de signe, de puissance, le bienheureux Père Antoine Chevrier, fondateur du Prado, a en quelque sorte répondu :
    « Suivre Jésus Christ de plus près » et « Connaître Jésus Christ, c’est tout »

    Dans ce court passage de Luc, nous assistons donc à l’affrontement de deux logiques : celle de la démonstration de force, et celle du sens. Chaque eucharistie célèbre notre confiance que dans, le Christ, le sens triomphe d’une manière que nous ne pouvons ni deviner, ni prévoir. C’est cela l’espérance.
    Comme dit Vaclav HAVEL, écrivain et ancien président tchèque, « L’espérance n’est pas la conviction que quelque chose finira bien. C’est la certitude que quelque chose a un sens, quelle que soit la façon dont cela finit ».

    Certes, cette logique peut sembler illusoire face au fracas des armes et des guerres, dont beaucoup, d’ailleurs, prétendent être menées au nom de Dieu, qu’il s’agisse du Dieu des juifs, des chrétiens ou des musulmans. On se souvient de la phrase de Staline : « Le Pape, … combien de divisions ? »

    Mais si nous acceptons de suivre Jésus, ne devons-nous pas tout d’abord renoncer à nos certitudes, à notre sécurité ? Cela ne veut pas dire renoncer à nos convictions : la gloire de Dieu et le salut du monde. Mais les certitudes, notamment morales, que nous affichons sont-t-elles toujours parlantes pour nos contemporains ?

    C’est là le paradoxe fondamental du christianisme : nous n’avons pas de programme à proposer, nous possédons une histoire. Au centre de cette histoire, il y a ces trois jours qui vont de la Cène au tombeau vide.
    C’est au moment où la communauté était proche de la désintégration que Jésus prit du pain, le bénit et leur donna en disant « Ceci est mon corps livré pour vous ».
    Il nous a demandé de faire la même chose en mémoire de lui. Malgré les souffrances qui l’attendaient, la trahison, le reniement, il a ouvert à l’humanité le chemin de l’espérance.

    Charles Péguy raconte l’histoire d’un homme qui meurt et monte au ciel. L’ange qui garde la porte lui dit : « Montre-moi tes blessures ». L’homme répond « Je n’ai pas de blessures ». Alors, l’ange lui demande « Tu n’as jamais rien trouvé qui vaille la peine de se battre ? »

    Et nous, pour qui, pour quoi sommes-nous prêts à nous battre ? Sommes-nous prêts à prendre des risques, à porter, nous aussi, un peu de cette croix qui pèse sur l’humanité ? Sommes-nous prêts à prendre des risques pour être des messagers d’espérance ?

    Jean-Pierre Saurel

    1ère lecture Jon 3, 1-10

    « Les gens de Ninive se détournèrent de leur conduite mauvaise »

    Lecture du livre du prophète Jonas

    La parole du Seigneur fut adressée à Jonas :
    « Lève- toi, va à Ninive, la grande ville païenne,
    proclame le message que je te donne sur elle. »
    Jonas se leva et partit pour Ninive,
    selon la parole du Seigneur.
    Or, Ninive était une ville extraordinairement grande :
    il fallait trois jours pour la traverser.
    Jonas la parcourut une journée à peine
    en proclamant :
    « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »
    Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu.
    Ils annoncèrent un jeûne,
    et tous, du plus grand au plus petit,
    se vêtirent de toile à sac.
    La chose arriva jusqu’au roi de Ninive.
    Il se leva de son trône, quitta son manteau,
    se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre.
    Puis il fit crier dans Ninive
    ce décret du roi et de ses grands :
    « Hommes et bêtes, gros et petit bétail,
    ne goûteront à rien,
    ne mangeront pas et ne boiront pas.
    Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac,
    on criera vers Dieu de toute sa force,
    chacun se détournera de sa conduite mauvaise
    et de ses actes de violence.
    Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas,
    s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ?
    Et alors nous ne périrons pas ! »
    En voyant leur réaction,
    et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise,
    Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.

    Psaume : 50 (51), 3-4, 12-13, 18-19

    Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

    Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
    selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
    Lave moi tout entier de ma faute,
    purifie moi de mon offense.

    Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
    renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
    Ne me chasse pas loin de ta face,
    ne me reprends pas ton esprit saint.

    Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
    tu n’acceptes pas d’holocauste.
    Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
    tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

    Evangile Lc 11, 29-32

    « À cette génération il ne sera donné que le signe de Jonas le prophète »

    Acclamation :
    Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté !
    Maintenant, dit le Seigneur, revenez à moi de tout votre cœur, car je suis tendre et miséricordieux.
    Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté !

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    comme les foules s’amassaient,
    Jésus se mit à dire :
    « Cette génération est une génération mauvaise :
    elle cherche un signe,
    mais en fait de signe
    il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
    Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ;
    il en sera de même avec le Fils de l’homme
    pour cette génération.
    Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera
    en même temps que les hommes de cette génération,
    et elle les condamnera.
    En effet, elle est venue des extrémités de la terre
    pour écouter la sagesse de Salomon,
    et il y a ici bien plus que Salomon.
    Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront
    en même temps que cette génération,
    et ils la condamneront ;
    en effet, ils se sont convertis
    en réponse à la proclamation faite par Jonas,
    et il y a ici bien plus que Jonas. »


    - 1ère lecture Jon 3, 1-10
    - Psaume : 50 (51), 3-4, 12-13, 18-19
    - Evangile Lc 11, 29-32





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