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Diocèse de Valence

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La méditation du mercredi 24 février à télécharger
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    Mercredi 24 février

    Cette semaine c’est Sébastien DUMONT de l’observatoire Diocésain des Réalités Écologiques, d’ Oeko-Logia, et du service diocésain de l’œcuménisme qui nous accompagne dans cette Pause carême.


       

    Méditation

    Les trois lectures de ce jour se trouvent dans un contexte d’imminence de la mort : du prophète Jérémie, du psalmiste ou de Jésus. Dans l’Evangile, Jésus et les douze disciples montent vers Jérusalem pour fêter la Pâque. Jésus annonce pour la troisième fois sa passion et sa résurrection à ses disciples. Lors de la première, juste après la confession de foi à Césarée de Philippe selon l’évangile de lundi, Pierre a manifesté son incompréhension de la véritable messianité de Jésus. Le messie que Pierre attendait répondait aux seules aspirations humaines, avec ses rêves de puissance et d’utilité. Le chemin parcouru avec Jésus depuis, la proximité quotidienne des douze disciples avec Jésus, ont-ils permis à ceux-ci de quitter leur rêve d’un messie puissant et restaurateur de la royauté en Israël ? Le quiproquo s’est-il dissipé ? Jésus prend en tout cas soin de prendre à part ses disciples. Comme s’il s’agissait de réveiller les disciples pour qu’ils prennent la mesure du présent en cours, pour les appeler à être présent à ce présent qu’ils fuient par leurs rêves de puissance.
    Mais que se passe-t-il quand Jésus a fini d’annoncer sa passion et sa résurrection, avec des détails beaucoup plus précis que lors des deux précédentes annonces, comme la flagellation ou la crucifixion ? L’annonce de Jésus a donc été claire. Malgré tout, la mère des fils de Zébédée semble comme hermétique à cette annonce. Elle veut une place pour ses deux fils. Elle est très centrée sur la vie des siens en fait, ce qui la rend incapable de faire preuve d’empathie envers Jésus. Le pape François parle de mondanité spirituelle pour décrire cette façon de se mettre au centre, ce qui constitue selon lui le plus grand danger pour l’Eglise. C’est ce que Jésus voit faire aux pharisiens en fait. La mère des fils de Zébédée a certainement une conception de la messianité de Jésus selon le registre de la puissance et de la domination, qui la rend incapable d’entendre ce que dit Jésus réellement. Elle n’est pas du tout touchée par le sort que va connaître Jésus. Le pape François évoque aussi ces freins à l’acceptation de la réalité dans Laudato Si au §14 : « Malheureusement, beaucoup d’efforts pour chercher des solutions concrètes à la crise environnementale échouent souvent, non seulement à cause de l’opposition des puissants, mais aussi par manque d’intérêt de la part des autres. Les attitudes qui obstruent les chemins de solutions, même parmi les croyants, vont de la négation du problème jusqu’à l’indifférence, la résignation facile, ou la confiance aveugle dans les solutions techniques. »
    Après l’indignation des dix autres disciples face à cette demande, à nouveau Jésus nous indique le chemin pour le suivre. Il nous faut entrer dans un esprit de service radical, à sa suite, pour nous libérer de nos tendances naturelles de puissance et de domination, à l’image du destin du Fils de l’homme qui par le don de sa vie a réduit à néant toute illusion humaine de puissance. Ce chemin de mort à soi-même, de simplification de vie et de dépossession pour entrer dans la vraie vie a des résonances dans le domaine écologique bien-sûr. Il correspond aussi à cette conversion spirituelle de décentrement dont parle le pape François. Car si se mettre au centre, cet esprit de mondanité spirituelle, est le plus grand danger pour l’Eglise, il correspond aussi à un très grand danger pour la Création. Le pape François au §116 de Laudato Si nous parle de cet anthropocentrisme dévié, cette manière de mettre l’homme au centre de la Création, à l’origine de la dégradation sociale et environnementale : « Quand l’être humain se met lui-même au centre, il finit par donner la priorité absolue à ses intérêts de circonstance, et tout le reste devient relatif. Par conséquent, il n’est pas étonnant que, avec l’omniprésence du paradigme technocratique et le culte du pouvoir humain sans limites, se développe chez les personnes ce relativisme dans lequel tout ce qui ne sert pas aux intérêts personnels immédiats est privé d’importance. Il y a en cela une logique qui permet de comprendre comment certaines attitudes, qui provoquent en même temps la dégradation de l’environnement et la dégradation sociale, s’alimentent mutuellement. ».


      TEXTES DU JOUR
    • LECTIO 1
      mercredi 24 février 2016 : Livre de Jérémie 18,18-20.

      Mes ennemis ont dit : « Allons, montons un complot contre Jérémie. La loi ne va pas disparaître par manque de prêtre, ni le conseil, par manque de sage, ni la parole, par manque de prophète. Allons, attaquons-le par notre langue, ne faisons pas attention à toutes ses paroles. » Mais toi, Seigneur, fais attention à moi, écoute ce que disent mes adversaires. Comment peut-on rendre le mal pour le bien ? Ils ont creusé une fosse pour me perdre. Souviens-toi que je me suis tenu en ta présence pour te parler en leur faveur, pour détourner d’eux ta colère.

      PSALMUS
      mercredi 24 février 2016 : Psaume 31(30),5-6.14.15-16.

      Tu m'arraches au filet qu'ils m'ont tendu ; oui, c'est toi mon abri. En tes mains je remets mon esprit ; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité. J'entends les calomnies de la foule : de tous côtés c'est l'épouvante. Ils ont tenu conseil contre moi, ils s'accordent pour m'ôter la vie. Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, je dis : « Tu es mon Dieu ! » Mes jours sont dans ta main : délivre-moi des mains hostiles qui s'acharnent.

      LECTIO 2
      mercredi 24 février 2016 :

      EVANGELIUM
      mercredi 24 février 2016 : Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,17-28.

      En ce temps-là, Jésus, montant à Jérusalem, prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. » Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. » Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. » Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »





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