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Diocèse de Valence

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    Mercredi 1er avril 2015

    Cette semaine c’est, Mgr Pierre-Yves MICHEL, évêque de Valence, qui nous accompagne dans cette pause Carême


       

    Et comme tous les mercredis, le Service Diocèsain de Catéchèse propose une Pause Carême spécialement étudiée pour les enfants : accéder à la Pause Carême enfants

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    - Matthieu 26, 14-25
    « Pendant le repas, Jésus leur déclara : Amen, je vous le dis, l’un de vous va me livrer.
    Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l’un après l’autre : Serait-ce moi, Seigneur ? »

    LA SORTIE DES DISCIPLES

    Nous entendions hier le chapitre 13 de Saint Jean qui raconte l’annonce de la trahison de Judas juste après le lavement des pieds. Aujourd’hui, en approchant de la passion de Jésus, nous entendons à nouveau cette même annonce de la trahison de Judas, dans la version de l’Evangile selon Saint Matthieu.
    Un détail peut nous surprendre. Tandis que Saint Jean note simplement que les disciples se regardaient l’un l’autre avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait, Saint Matthieu insiste : Pendant le repas, Jésus leur déclara : Amen, je vous le dis, l’un de vous va me livrer. Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l’un après l’autre : Serait-ce moi, Seigneur ?
    J’appelle cela la sortie des illusions pour les disciples.
    C’est comme si tour à tour, ils prenaient conscience de la fragilité de leur foi, de la peur qui les habite, de l’incertitude sur ce qui va se passer. Chacun éprouve le besoin de demander au Seigneur si c’est lui qui va le trahir. C’est bien le signe de leur pauvreté reconnue. Au lieu de s’enfermer dans une sorte de bonne conscience - Cela ne peut pas être moi ! Impossible ! - ils reconnaissent qu’ils ne savent pas trop où en est leur courage dans le contexte menaçant, inquiétant de cette fête de la Pâque de tous les dangers pour Jésus. Ils reconnaissent qu’ils peuvent commettre le péché le plus noir et que cela n’est pas réservé aux autres…
    Quelle libération que de pouvoir oser cette question !
    La lettre de Saint Jean nous éclaire sur la manière dont Dieu purifie notre cœur et nous fait sortir de la culpabilité morbide :
    Voilà comment nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu, nous apaiserons notre cœur ; car si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. Bien aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. (1 Jean 3, 19-21)

    + Pierre-Yves MICHEL
    Evêque de Valence

    1ère lecture Is 50, 4-9a

    « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages »

    Lecture du livre du prophète Isaïe

    Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,
    pour que je puisse, d’une parole,
    soutenir celui qui est épuisé.
    Chaque matin, il éveille,
    il éveille mon oreille
    pour qu’en disciple, j’écoute.
    Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,
    et moi, je ne me suis pas révolté,
    je ne me suis pas dérobé.
    J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
    et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
    Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
    Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;
    c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,
    c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :
    je sais que je ne serai pas confondu.
    Il est proche, Celui qui me justifie.
    Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?
    Comparaissons ensemble !
    Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?
    Qu’il s’avance vers moi !
    Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;
    qui donc me condamnera ?

    Psaume 68 , 8-10, 21-22, 31.33-34

    Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi ; c’est l’heure de ta grâce.

    C’est pour toi que j’endure l’insulte,
    que la honte me couvre le visage :
    je suis un étranger pour mes frères,
    un inconnu pour les fils de ma mère.
    L’amour de ta maison m’a perdu ;
    on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.
    L’insulte m’a broyé le cœur,
    le mal est incurable ;
    j’espérais un secours, mais en vain,
    des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.
    À mon pain, ils ont mêlé du poison ;
    quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre.
    Mais je louerai le nom de Dieu par un cantique,
    je vais le magnifier, lui rendre grâce.
    Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
    « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
    Car le Seigneur écoute les humbles,
    il n’oublie pas les siens emprisonnés.

    Evangile Mt 26, 14-25

    « Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit ; mais malheureux celui par qui il est livré ! »

    Acclamation

    Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire !

    Salut, ô Christ notre Roi : obéissant au Père, comme l’agneau vers l’abattoir tu te laisses conduire à la croix.
    Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire !

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    l’un des Douze, nommé Judas Iscariote,
    se rendit chez les grands prêtres
    et leur dit :
    « Que voulez-vous me donner,
    si je vous le livre ? »
    Ils lui remirent trente pièces d’argent.
    Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable
    pour le livrer.

    Le premier jour de la fête des pains sans levain,
    les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :
    « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs
    pour manger la Pâque ? »
    Il leur dit :
    « Allez à la ville, chez untel,
    et dites-lui :
    “Le Maître te fait dire :
    Mon temps est proche ;
    c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque
    avec mes disciples.” »
    Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit
    et ils préparèrent la Pâque.

    Le soir venu,
    Jésus se trouvait à table avec les Douze.
    Pendant le repas, il déclara :
    « Amen, je vous le dis :
    l’un de vous va me livrer. »
    Profondément attristés,
    ils se mirent à lui demander, chacun son tour :
    « Serait-ce moi, Seigneur ? »
    Prenant la parole, il dit :
    « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi,
    celui-là va me livrer.
    Le Fils de l’homme s’en va,
    comme il est écrit à son sujet ;
    mais malheureux celui
    par qui le Fils de l’homme est livré !
    Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né,
    cet homme-là ! »
    Judas, celui qui le livrait,
    prit la parole :
    « Rabbi, serait-ce moi ? »
    Jésus lui répond :
    « C’est toi-même qui l’as dit ! »


    - 1ère lecture Is 50, 4-9a
    - Psaume 68 , 8-10, 21-22, 31.33-34
    - Evangile Mt 26, 14-25





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