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Diocèse de Valence

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Méditation du Mercredi 17 février à télécharger
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    Mercredi 17 février

    Cette semaine c’est Christianne et Patrick VILLETTE, de Chrétiens Ensemble, qui nous accompagnent dans cette Pause carême.


       

    Méditation

    Dans le texte de ce jour (Jonas 3:1/10) Dieu parle à Jonas de Ninive, ville païenne, réputée pour sa cruauté. Il veut que Jonas parle aux habitants de cette ville de leurs péchés, pour qu’ils s’en détournent. Au lieu de cela, Jonas prend peur et fuit Dieu en s’embarquant sur un bateau à destination de l’Espagne. Une grande tempête survient et les marins ont très peur. Jonas pense que la tempête vient du fait qu’il a désobéi à Dieu, alors il dit aux marins de le jeter par-dessus bord., ce qu’ils font…on connaît la suite, le gros poisson qui, après trois jours, recrache Jonas sur la grève, à la case départ. De nouveau Dieu demande à Jonas d’aller à Ninive, et cette fois Jonas obéit. « Aussitôt les gens de Ninive crurent en Dieu et se repentirent. Alors, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés. »

    Deux choses ont retenu mon intention dans ce texte. Tout d’abord, je note que, dès le départ, le projet de Dieu n’est pas de détruire Ninive. Au contraire, Dieu veut que les habitants se repentent et se tournent vers lui. C’est pour ça qu’Il leur a envoyé Jonas. Dieu voulait que Jonas avertisse la population de Ninive qu’il allait détruire la ville seulement si elle ne se repentait pas. D’ailleurs, les hommes de Ninive seront cités en exemple par Jésus, aux Juifs de son temps qui refusent de se repentir, alors qu’ils ont au milieu d’eux infiniment « plus que Jonas » puisque le Fils de Dieu Lui-même est là, venu non pour juger mais pour sauver le monde. (Luc. 11:29, 32)
    Ainsi donc, Dieu veut que Ninive soit sauvée et non détruite. Et c’est dans la même intention qu’Il revient avec la même détermination et la même fidélité, parler à son prophète.

    Et c’est la deuxième chose que j’ai relevé dans ce texte : On nous montre un prophète de Dieu indocile, insoumis, obstiné, étroit, alors que les païens paraissent sympathiques et ouverts, prêts au repentir. Et je me dis que le premier qui doit se convertir avant les Ninivites, c’est bien Jonas. Il n’est donc pas exclu que nous ayons, nous aussi, à nous convertir avant d’aller prêcher la miséricorde divine. Cependant, Dieu prend au sérieux le refus de Jonas (et également les nôtres je pense), ce qui ne l’empêche pas de revenir à la charge, sans toutefois jamais contraindre. Vous avez noté que, dès que le poisson a vomi Jonas sur la terre ferme, Dieu recommence à lui parler, comme si rien ne s’était passé, en lui répétant la même parole ! Ni plus, ni moins...Le deuxième essai est le bon, Jonas se lève et part pour Ninive. Il n’y va pas joyeusement, il le fait par devoir. Il accepte d’être le porte-parole : il ne lui appartient pas de convertir les gens mais simplement de crier le message du Seigneur à leur intention. Et, je crois que c’est exactement ce qui nous est demandé : annoncer, et pas seulement en ce temps de carême, que Dieu fait grâce, que la logique de Dieu va à l’encontre de ce que les esprits religieux imaginent : Dieu n’est pas une super-puissance lointaine et capricieuse : Il est l’amour absolu qui dépasse toutes nos prévisions. Il est un Dieu de tendresse et de pardon…

    C’est également ce que nous enseigne le psaume 50, au v19 : tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé. Nous ne sommes pas devant un Dieu sadique qui veut que l’homme s’humilie pour être accepté : le cœur brisé et broyé parle de notre orgueil, de notre prétention. Car là, quand nous sommes dépouillés de nos résistances, quand notre orgueil est réduit à néant, Dieu se tient attentif et prêt à nous prodiguer son secours. C’est la reconnaissance de notre état de pêcheur, notre conversion (dans le sens littéral de « retournement », faire demi-tour) à l’image de celle des Ninivites qui permet à Dieu de nous offrir son pardon qui inaugure un nouveau départ dans la vie.

    Nous tous, chrétiens quelles que soient notre famille ecclésiale et notre dénomination, pouvons découvrir aujourd’hui que Dieu porte intérêt à tout homme droit, précisément dans la mesure où il est loyal avec la vérité qu’il a perçue. Nous ne sommes pas les seuls à être au bénéficie de la miséricorde Divine. Je ne crois pas qu’il existe des gens qui ne méritent pas le pardon de Dieu, car le pardon de Dieu est un cadeau offert gratuitement à celui qui le demande en vérité. Ce n’est pas une récompense. A nous de trouver comment nous pourrons montrer cette bienveillante tendresse de Dieu aux autres.


      TEXTES DU JOUR
    • LECTIO 1
      mercredi 17 février 2016 : Livre de Jonas 3,1-10.

      La parole du Seigneur fut adressée à Jonas : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. » Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! » Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac. La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre. Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas. Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence. Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! » En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.

      PSALMUS
      mercredi 17 février 2016 : Psaume 51(50),3-4.12-13.18-19.

      Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas, tu n'acceptes pas d'holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

      LECTIO 2
      mercredi 17 février 2016 :

      EVANGELIUM
      mercredi 17 février 2016 : Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,29-32.

      En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »





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