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Diocèse de Valence

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    Mardi 24 février 2015

    Cette semaine c’est Jean-Pierre SAUREL, diacre qui nous accompagne dans cette Pause Carême


       

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    « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour »

    Aujourd’hui, je vous propose de compter avec moi lentement jusqu’à six. On y va ?
    Un, deux, trois, quatre, cinq, six.

    Eh bien voilà, ça y est, depuis que nous avons commencé à compter, un enfant est mort de faim quelque part sur terre.
    Et nous savons bien, selon le mot du suisse Jean ZIEGLER, qu’un enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné, puisque nous sommes aujourd’hui techniquement capables de nourrir toute l’humanité.

    Cette demande de pain, elle est centrale dans la prière de Jésus : comment le nom de Dieu pourrait-t-il être sanctifié, si à côté de nous nos frères sont humiliés, assassinés ?

    Demander que vienne le règne de Dieu est contradictoire avec un monde où, comme l’a dit le pape François dans son exhortation apostolique, « l’adoration de l’antique veau d’or (cf. Ex 32, 1-35) a trouvé une nouvelle et impitoyable version dans le fétichisme de l’argent et dans la dictature de l’économie sans visage et sans un but véritablement humain ».

    Ce texte est aussi l’occasion pour nous de réfléchir à la question que nous posent les évêques de France dans un message plus ancien : « Qu’as-tu fait de ton frère ? ». Ce message était une invitation à la réflexion sur les élections politiques de 2007, mais c’est tout le temps que nous sommes comptables vis-à-vis de Dieu de ce que nous faisons de nos frères.

    Que faisons-nous de nos frères, quand le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté augmente chaque année selon le rapport du Secours Catholique ? Que faisons-nous de nos frères, quand gagner un salaire équivalent au SMIC n’est plus un minimum garanti à tous, mais un objectif à atteindre, et si peu souvent atteint, par un jeune qui rentre sur le marché du travail ?

    Que faisons-nous pour ces personnes âgées qui vieillissent dans la solitude, pour ces
    mamans qui élèvent seules leurs enfants et ne peuvent obtenir qu’un travail à temps partiel ?
    Quelle place laissons-nous aux handicapés ?

    Comme l’a dit Saint Irénée, « La gloire de Dieu c’est l’homme vivant ».
    En sommes-nous toujours conscients ?

    Jean-Pierre Saurel

    1ère lecture Is 55, 10-11

    Ma parole fait ce qui me plaît

    Lecture du livre du prophète Isaïe

    Ainsi parle le Seigneur :
    « La pluie et la neige qui descendent des cieux
    n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre,
    sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer,
    donnant la semence au semeur
    et le pain à celui qui doit manger ;
    ainsi ma parole, qui sort de ma bouche,
    ne me reviendra pas sans résultat,
    sans avoir fait ce qui me plaît,
    sans avoir accompli sa mission. »

    Psaume : 33 (34), 4-5, 6-7, 16-17, 18-19

    De toutes leurs angoisses,
    Dieu délivre les justes.

    Magnifiez avec moi le Seigneur,
    exaltons tous ensemble son nom.
    Je cherche le Seigneur, il me répond :
    de toutes mes frayeurs, il me délivre.

    Qui regarde vers lui resplendira,
    sans ombre ni trouble au visage.
    Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
    il le sauve de toutes ses angoisses.

    Le Seigneur regarde les justes,
    il écoute, attentif à leurs cris.
    Le Seigneur affronte les méchants
    pour effacer de la terre leur mémoire.

    Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
    de toutes leurs angoisses, il les délivre.
    Il est proche du cœur brisé,
    il sauve l’esprit abattu.

    Evangile Mt 6, 7-15

    « Vous donc, priez ainsi »

    Acclamation : Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.
    L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
    Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
    « Lorsque vous priez,
    ne rabâchez pas comme les païens :
    ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
    Ne les imitez donc pas,
    car votre Père sait de quoi vous avez besoin,
    avant même que vous l’ayez demandé.
    Vous donc, priez ainsi :
    Notre Père, qui es aux cieux,
    que ton nom soit sanctifié,
    que ton règne vienne,
    que ta volonté soit faite
    sur la terre comme au ciel.
    Donne- nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
    Remets- nous nos dettes,
    comme nous- mêmes nous remettons leurs dettes
    à nos débiteurs.
    Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
    mais délivre- nous du Mal.
    Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes,
    votre Père céleste vous pardonnera aussi.
    Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes,
    votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »


    - 1ère lecture Is 55, 10-11
    - Psaume : 33 (34), 4-5, 6-7, 16-17, 18-19
    - Evangile Mt 6, 7-15





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