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Diocèse de Valence

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    Lundi 9 mars 2015

    Cette semaine c’est Sr Thérèse Gagnaux,Religieuse de la Compagnie de Ste Ursule de Tours, qui nous accompagne dans cette Pause carême.


       

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    « Comme un cerf altéré brame l’eau des sources tout mon être n’est plus qu’un cri vers Toi, mon Dieu  » Ps 41

    C’est bien le rendez-vous que le Seigneur nous offre aujourd’hui.
    Le cri du psalmiste rejoint bien, Naaman dans son épreuve ; il a découvert ce qu’il n’aurait pas vu, s’il n’était pas allé à la source de son être. (2 Rois, 5)
    Naaman, le Syrien - le païen - qui est touché dans sa chair, et qui se laisse toucher dans son être intérieur.
    Ces moments de grâce ! Il est bon d’en faire mémoire ; car Dieu, en Jésus-Christ n’a cessé, tout au long de l’histoire des hommes, et encore aujourd’hui- d’être Amour et Compassion.
    Ce qui, en définitive, fait la grandeur de l’homme, c’est qu’il est à jamais présent dans "la pensée de Dieu", quels que soient la discrétion ou l’éclat de la trace de sa vie :
    un Dieu qui se souvient de moi, au-delà des catégories du temps (présent, passé, futur).

    La mémoire des grands moments de notre vie - grande plénitude, joie, ou épreuve de la maladie, de la séparation, des deuils de toutes sortes, - nous ouvre le chemin vers ces résurrections que le Seigneur opèrent en nous-mêmes.

    Il nous invite à demeurer ouverts et à espérer l’inouï !
    Plus encore, Il nourrit en nous UN désir :
    celui de la Reconnaissance, de l’action de grâce, pour ce don de Dieu.
    ce cri - désir d’un ailleurs, ce cri de foi : « Dieu, tu es mon Dieu ! »
    Donne-nous ce regard assez large pour te louer de tout ce que tu fais fleurir en ce monde :
    chaque petit morceau d’« or » et d’« argent »que l’Esprit ne cesse de semer dans le quotidien de nos vies et du monde : l’étincelle de divinité qui est au cœur de chaque être !

    Sœur Thérèse Gagnaux

    1ère lecture 2 R 5, 1-15a

    « Il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien »

    Lecture du deuxième livre des Rois

    En ces jours- là, Naaman, général de l’armée du roi d’Aram, était un homme de grande valeur et hautement estimé par son maître, car c’est par lui que le Seigneur avait donné la victoire au royaume d’Aram.
    Or, ce vaillant guerrier était lépreux.
    Des Araméens, au cours d’une expédition en terre d’Israël, avaient fait prisonnière une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman.
    Elle dit à sa maîtresse :
    « Ah ! si mon maître s’adressait au prophète qui est à Samarie, celui- ci le délivrerait de sa lèpre. »
    Naaman alla auprès du roi et lui dit :
    « Voilà ce que la jeune fille d’Israël a déclaré. »
    Le roi d’Aram lui répondit :
    « Va, mets-toi en route. J’envoie une lettre au roi d’Israël. »
    Naaman partit donc ; il emportait dix lingots d’argent, six mille pièces d’or et dix vêtements de fête.
    Il remit la lettre au roi d’Israël. Celle-ci portait : « En même temps que te parvient cette lettre, je t’envoie Naaman mon serviteur pour que tu le délivres de sa lèpre. »
    Quand le roi d’Israël lut ce message, il déchira ses vêtements et s’écria :
    « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort ?
    Ce roi m’envoie un homme pour que je le délivre de sa lèpre !
    Vous le voyez bien : c’est une provocation ! »
    Quand Élisée, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements il lui fit dire :
    « Pourquoi as- tu déchiré tes vêtements ? Que cet homme vienne à moi,
    et il saura qu’il y a un prophète en Israël. »
    Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée. Élisée envoya un messager lui dire : « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette, tu seras purifié. »
    Naaman se mit en colère et s’éloigna en disant :
    « Je m’étais dit : Sûrement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu ; puis il agitera sa main au-dessus de l’endroit malade et guérira ma lèpre.
    Est-ce que les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Si je m’y baignais, est-ce que je ne serais pas purifié ? »
    Il tourna bride et partit en colère.
    Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui dire :
    « Père ! Si le prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Combien plus, lorsqu’il te dit : “Baigne-toi, et tu seras purifié.” »
    Il descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole de l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié !
    Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre,
    que celui d’Israël ! »

    Psaume 41 (42), 2, 3 ; 42 (43), 3, 4

    Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant.

    Comme un cerf altéré
    cherche l’eau vive,
    ainsi mon âme te cherche,
    Toi, mon Dieu.

    Mon âme a soif de Dieu,
    le Dieu vivant ;
    quand pourrai- je m’avancer,
    paraître face à Dieu ?

    Envoie ta lumière et ta vérité :
    qu’elles guident mes pas
    et me conduisent à ta montagne sainte,
    jusqu’en ta demeure.

    J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu,
    vers Dieu qui est toute ma joie ;
    je te rendrai grâce avec ma harpe,
    Dieu, mon Dieu !

    Evangile Lc 4, 24-30

    Jésus, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé qu’aux seuls Juifs

    Acclamation :

    Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant.
    Gloire à toi, Seigneur.
    J’espère le Seigneur, et j’attends sa parole près du Seigneur est l’amour, l’abondance du rachat.
    Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant.
    Gloire à toi, Seigneur.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara :
    « Amen, je vous le dis :
    aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.
    En vérité, je vous le dis :
    Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie,
    et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.
    Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »
    À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
    Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas.
    Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.


    - 1ère lecture 2 R 5, 1-15a
    - Psaume 41 (42), 2, 3 ; 42 (43), 3, 4
    - Evangile Lc 4, 24-30





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