Aujourd'hui 12 septembre nous fêtons : Le saint nom de Marie - mémoire

Diocèse de Valence

Facebook
    Vous aimez cet article?
    Partagez le.


    Vous aimez ce site, dites le sur Facebook !
Liberté, égalité, fraternité
   

La devise républicaine a pris définitivement cette forme que nous lui connaissons lors de la révolution de 1848. Et je la trouve aujourd’hui un peu malade pour plusieurs raisons.

La liberté, sous la pression de la société consumériste, est souvent identifiée au « caprice », un choix gratuit et individualiste, toujours réversible : « chacun fait, fait, fait, ce qu’il lui plaît, plaît, plaît », comme on le chantait
il y a trente ans déjà. Pour définir la liberté, j’aime mieux la formule de Saint Thomas More, humaniste de la Renaissance et martyr catholique anglais :
« Seigneur donnez-moi l’humour de supporter ce que je ne peux pas changer, donnez-moi la force de changer ce que je peux changer, donnez-moi le discernement pour distinguer l’un de l’autre » ; voilà la parole digne d’un homme humble devant le réel, mais vraiment libre.

L’égalité, aujourd’hui, est parfois le masque de la jalousie « la tristesse que l’on éprouve devant le bonheur d’autrui » comme disait l’ancien catéchisme.
C’est pour cela qu’elle est si souvent pleine d’amertume et de violence.
L’égalité, sa vraie source est dans l’appel universel à la sainteté : Dieu a pour chacun de nous un grand projet, il n’y a pas pour lui les VIP et les autres.

Quant à la fraternité, elle est souvent suspecte aux laïcards les plus intégristes pour deux raisons : d’abord parce qu’elle fait référence à la famille, c’est en famille qu’on découvre que l’on a des frères et soeurs et, par
extension, on est appelé à considérer tous les autres humains à partir de cette découverte ; ensuite, la fraternité fait référence à la paternité qui désigne implicitement Dieu.

Bon 14 Juillet ! God saves the French Republic !

P. Bernard HERAUD
Le Courrier de la Valloire N° 149






                Hébergement: C.E.F | Suivre la vie du site RSS 2.0 | SPIP