Aujourd'hui 7 février nous fêtons : Bienheureuse Eugénie Smet - Fondatrice des (...)

Diocèse de Valence

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Les obstacles
   

La situation est urgente. Pourtant, les choses évoluent très lentement, observe le pape. Il reconnaît le chemin parcouru par le mouvement écologique depuis plusieurs décennies et salue tous ceux qui y sont engagés. Dans le même temps, il constate que les efforts pour trouver des solutions concrètes à la crise environnementale débouchent souvent sur des échecs « non seulement à cause de l’opposition des puissants, mais aussi par manque d’intérêt de la part des autres ». « Les attitudes qui obstruent les chemins de solutions, même parmi les croyants, vont de la négation du problème jusqu’à l’indifférence, la résignation facile, ou la confiance aveugle dans les solutions techniques » (n° 14), note-t-il.

Sa critique est particulièrement sévère à l’égard de la communauté internationale, faible dans sa réaction politique : « La soumission de la politique à la technologie et aux finances se révèle dans l’échec des Sommets mondiaux sur l’environnement. Il y a trop d’intérêts particuliers, et très facilement l’intérêt économique arrive à prévaloir sur le bien commun et à manipuler l’information pour ne pas voir affectés ses projets. (…) L’alliance entre l’économie et la technologie finit par laisser de côté ce qui ne fait pas partie de leurs intérêts immédiats. Ainsi, on peut seulement s’attendre à quelques déclarations superficielles, quelques actions philanthropiques isolées, voire des efforts pour montrer une sensibilité envers l’environnement, quand, en réalité, toute tentative des organisations sociales pour modifier les choses sera vue comme une gêne provoquée par des utopistes romantiques ou comme un obstacle à contourner » (n° 54). À quelques mois de la conférence sur le climat (Cop 21) à Paris, ces mots veulent mettre la communauté internationale devant ses responsabilités.

Il dénonce avec la même force la volonté des pays riches d’imposer aux pays pauvres un contrôle des naissances au motif que la croissance démographique serait incompatible avec le développement. Cet argument, pour le pape, ne fait en réalité que masquer l’égoïsme des riches : « Accuser l’augmentation de la population et non le consumérisme extrême et sélectif de certains est une façon de ne pas affronter les problèmes. On prétend légitimer ainsi le modèle de distribution actuel où une minorité se croit le droit de consommer dans une proportion qu’il serait impossible de généraliser, parce que la planète ne pourrait même pas contenir les déchets d’une telle consommation. »






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