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Diocèse de Valence

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Le pape François consulte son « G8 » pour réformer l’Église

Du mardi 1er au jeudi 3 octobre, le pape réunit le conseil de huit cardinaux institué pour l’« aider dans le gouvernement de l’Église universelle ».
Cette première rencontre devrait lancer des chantiers ouvrant de profonds changements.
Les réformes ne concernent pas seulement la réorganisation de la Curie romaine, mais aussi la manière d’être de l’Église et des questions sensibles pour les laïcs.


   

« Est-ce bien le temps d’être installés dans vos maisons luxueuses, alors que ma Maison est en ruine ? » demande Dieu, par le prophète Aggée, poursuivant : « Réfléchissez à votre situation (…). Réfléchissez à ce que vous devez faire » (Ag 1, 4‑7).

C’est ce que commence aujourd’hui, et pour trois jours, le pape François avec les huit cardinaux qu’il avait choisis à travers le monde, un mois après son élection, pour engager une profonde réforme de la Curie romaine en particulier et du gouvernement de l’Église universelle en général. Ce groupe inédit, institué le 28 septembre en « conseil des cardinaux », et surnommé « le G8 du pape », tiendra sa première réunion à huis clos au Vatican dans la bibliothèque privée du Palais apostolique, sans autres collaborateurs.

Ce conseil, créé par un chirographe (document écrit de la main du pape), pourra se réunir sous forme diverse. Et le nombre de ses membres, être modifié. Le groupe, seulement consultatif, accompagnera le pape vendredi à Assise, au jour de la fête de saint François – celui précisément à qui le Christ dit : « Va et répare ma Maison », et dont le pape a pris le nom, évocateur de la radicalité de sa mission.

Le redressement du gouvernement de l’Église, qu’il a reçu tel un mandat pour son pontificat, implique un processus long. La rencontre de ces jours-ci devrait être suivie d’autres. « Sous Paul VI, dans les années 1970, il a fallu cinq années de préparation avant de réformer la Curie », rappelle le vaticaniste Marco Tossati.

En amont de leur réunion, les huit cardinaux ont déjà commencé leurs consultations, entre eux et auprès des dirigeants de la Curie, transmettant chacun un rapport au pape. Lundi, le groupe avait déjà reçu 80 documents contenant des suggestions de réforme de l’Église. Oscar Rodriguez Maradiaga, l’un des huit, a décrit un « travail de tranchée » ; un autre, Oswald Gracias, une responsabilité « écrasante » pour des décisions « cruciales », « vitales ». Celles-ci portent sur trois niveaux :

1. Un changement d’attitude
« La première réforme doit être celle de la manière d’être », a indiqué le pape François dans son entretien aux revues jésuites publié le 19 septembre , situant « les réformes structurelles ou organisationnelles (…) dans un deuxième temps ». Cette première étape, le pape l’a commencée dès le soir et les jours suivants son élection du 13 mars, à travers une multitude de gestes de simplicité et d’humilité, d’emblée très remarqués pour leur authenticité et inébranlablement répétés depuis. Tel le 17 septembre, où, assistant à une messe d’ordination dans la basilique Saint-Pierre sans la présider ni concélébrer, le pape se fait petit pour donner un modèle de comportement pastoral. « La manière de vivre doit traduire la spiritualité de l’Église », comprend le P. Patrick Valdrini, vice-recteur de l’Université pontificale du Latran, pour qui le nouveau pape pose d’abord un « modèle en interne ».

L’attention manifestée en priorité aux plus démunis aux cours de ses premiers déplacements, au Brésil et en Italie (Lampedusa et la Sardaigne), comme encore vendredi prochain à Assise, concourt aussi à diffuser ce changement d’attitude. Tout comme l’accent mis, à travers ses interventions, sur la présentation de l’Église d’abord comme Mère pleine de miséricorde, se faisant proche sans arrogance et, telle une maison chaleureuse, dialoguant avec tous.

Avec une insistance sur la place du « peuple de Dieu » et sur « l’égalité, aux yeux de Dieu, du dernier baptisé au pape ». À ce titre, selon une source italienne proche du Vatican, un abandon de l’usage des termes « Sa Sainteté », « Éminence » ou « Excellence » pourrait être annoncé à Assise, en guise de symbole d’une autre manière d’être.






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