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Le pape François choisit des cardinaux aux quatre coins du monde

Le pape a dévoilé dimanche 12 janvier la liste des 19 cardinaux qui seront créés au consistoire du 22 février.
Leur diversité géographique et leur relatif jeune âge pour ce titre rééquilibrent le gouvernement de l’Église, témoignant d’un choix très libre.


   

Il le rappelait à ses « frères » cardinaux, le 15 mars dernier, juste après son élection : « Les cardinaux sont les prêtres du Saint-Père. » À la fin de l’Angélus dimanche midi place Saint-Pierre, le pape François a fait connaître ceux qui sont dorénavant en quelque sorte ses prêtres. Une liste de dix-neuf noms, dont seize électeurs du prochain pape, qu’il a énumérés avec le sourire et un air détendu et qui témoigne d’un choix libre et personnel.

D’abord par un souci très marqué de rééquilibrage géographique Nord-Sud. Le pape argentin, qui le soir de son élection avait plaisanté sur le fait que les cardinaux « soient allés le chercher quasiment au bout du monde », a opéré de même dans le choix de ses nouveaux cardinaux. De la Corée au Nicaragua, des Philippines au Burkina Faso, ceux qui seront officiellement créés – selon le verbe d’usage – cardinaux lors du consistoire du 22 février prochain à Rome proviennent davantage du Nouveau monde que du Vieux continent.

De fait, hormis le cas à part des quatre cardinaux issus de la Curie romaine, seuls deux nommés sont Européens (d’Italie et de Grande-Bretagne, aucun Français), les dix autres sont des Amériques, d’Afrique et d’Asie. À l’exemple de l’archevêque de Séoul, Mgr Yeom Soo-jung, dont la nomination donne à nouveau à l’Église de Corée, en plein essor, un cardinal électeur.

Le Synode revalorisé
L’Amérique latine reste toutefois privilégiée par l’ancien archevêque de Buenos Aires, qui fait cardinal son successeur. Selon son entourage, le pape Bergoglio choisit là où il connaît et manque encore de liens personnels avec l’Afrique et l’Asie.

Toutefois, au total, ceux qui recevront la barrette « appartiennent à douze nations représentant chaque partie du monde », a précisé le pape, qui avait déjà manifesté la même marque de répartition géographique en constituant le 13 avril dernier son conseil de huit cardinaux (« C8 »), qui proviennent des cinq continents. En résumé, le pape latino-américain veut plus de périphéries, selon l’expression qui lui est chère, et moins de centre.

À l’égard du centre romain, son choix fait preuve aussi de liberté. Alors que la hiérarchie des nominations aurait voulu que le préfet de la puissante Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr Gerhard Müller, apparaisse devant le secrétaire général du Synode des évêques, Mgr Lorenzo Baldisseri, le pape François a inversé cet ordre. Une autre façon d’affirmer l’importance qu’il accorde, dans sa réforme du gouvernement de l’Église, à cette institution créée à la suite de Vatican II pour exprimer la collégialité des évêques.

Rajeunissement
Autre liberté avec les habitudes, il n’y a plus de « droit à la pourpre » immédiat. Le pape jésuite fait fi des grands diocèses européens, dont le siège est dit « cardinalice ». Ainsi, ni l’archevêque de Malines-Bruxelles, ni l’archevêque de Turin ou le patriarche de Venise n’ont été nommés hier. Au contraire, en Italie, le pape a choisi Gualtiero Bassetti, l’archevêque de Pérouse. Un honneur que cette petite ville n’avait pas reçu depuis 1853, précise le vaticaniste italien, Sandro Magister, selon qui ce choix montre combien Mgr Bassetti, vice-président de la conférence des évêques d’Italie, est « très apprécié par le pape, qui l’a nommé membre de la Congrégation pour les évêques ».

Par ses choix, le pape commence aussi à dessiner le visage du collège des cardinaux qui éliront son successeur, en en rajeunissant les traits. Au regard des habitudes pour conférer ce titre le plus prestigieux après le pape, ces nouveaux électeurs sont en effet pour la plupart relativement jeunes.

Plusieurs ont encore dans la cinquantaine, à l’instar de l’évêque haïtien, Mgr Chibly Langlois (55 ans) ou de l’archevêque de Québec, Mgr Gérald Lacroix (56). Le pape avait déjà fait le choix de la jeunesse en prenant comme secrétaire d’État, Mgr Pietro Parolin, bientôt 59 ans, nommé hier cardinal.

SÉBASTIEN MAILLARD, à Rome
Source : http://www.la-croix.com






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