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Diocèse de Valence

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« La famille souffre d’une crise majeure »

Synode sur la famille Le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode des évêques, présente le contexte et les objectifs de l’assemblée qui se tiendra à Rome du 5 au 19 octobre.


   

- Le synode des évêques se réunira en assemblée extraordinaire du 5 au 19 octobre. Dans quel objectif ?
La famille, élément central de la société, souffre à notre époque d’une crise majeure, devant laquelle l’Église se sent la responsabilité d’intervenir. Il s’agit d’affronter ouvertement ce défi avec détermination et force en annonçant « l’Évangile de la famille ».

- L’Instrumentum laboris [document de travail] du Synode a été rendu public le 26 juin. Quels sont les points les plus importants ?
En premier lieu, la nécessité d’avoir les idées claires sur ce qu’est la famille, de trouver un vocabulaire conceptuel commun pour se comprendre. Puis celle de connaître l’enseignement de l’Église sur la famille. De là découle la nécessité d’une bonne préparation au mariage.
Les défis qui apparaissent sont multiples et énormes, ils touchent la vie des personnes, les générations futures, la société. Ils impliquent une réflexion profonde, à la fois dans le domaine des sciences humaines et ecclésiastiques, •spécialement dans le champ anthropologique, et dans celui des choix pastoraux. Ceux-ci doivent chercher à ce que l’Église soit proche des gens, les accompagne lorsqu’ils sont en difficulté, les apaise lorsqu’ils souffrent.

- Quelles sont les difficultés particulières auxquelles l’Église doit répondre ?
La longue série qui en est présentée dans l’Instrumentum laboris va des problèmes internes de la famille, comme la crise de la foi, les violences et les abus, aux pressions externes comme la pauvreté, les migrations, les guerres, en passant par les situations de rupture et de faillite, d’enfants subissant certains événements familiaux, de difficultés dans l’éducation, du phénomène de l’union des personnes de même sexe...

- La culture actuelle est souvent en opposition avec l’institution familiale. N’est-ce pas justement le moment opportun pour l’Église de la promouvoir et de la défendre ?
Pendant le Synode, le thème de la famille sera étudié et balayé à 360 degrés, non seulement dans son contenu, mais aussi dans sa dimension géographique, ethnique, sociale, politique... Il est bon, de ce fait, d’avoir un regard aussi large que possible. L’Occident est marqué par une forte tendance à la dévalorisation de la famille, notamment au niveau législatif. Mais il en va autrement sur d’autres continents, où on conserve une forte identité familiale liée à des traditions anciennes.
Dans cette perspective, l’Église ne se sent pas seule. Elle se sent plutôt bien encouragée à fournir à l’humanité son patrimoine de sagesse, en tant qu’experte en humanité. Je crois que le moment où nous nous trouvons est effectivement le bon pour faire connaître et offrir au monde des familles le potentiel humain et spirituel de l’Église.

- Dans ce contexte de crise de la famille, quelle attitude l’Église cherche-t-elle à susciter chez les chrétiens ?
Ce qui est important, en premier lieu, c’est de donner les informations et les instruments pour permettre aux personnes de se marier en toute connaissance de cause. Les mariages qui résistent sont normalement ceux qui ont été construits sur de bonnes bases.
Par ailleurs, il faut encourager chez les couples mariés l’ouverture, l’accueil, la proximité, le don gratuit et une grande compréhension pour ceux qui vivent différemment, en apprenant à les aider à se corriger et à reprendre le bon chemin.

- Comment les chrétiens peuvent-ils réagir pour enrayer l’affaiblissement de la cellule familiale ?
Ce qu’on considérait jusqu’à présent comme acquis ne l’est plus, même si la famille continue d’être le noyau dur de la société. Les idéologies qui encouragent l’hédonisme, l’individualisme et le matérialisme, et surtout les incursions massives de la propagande dans les organismes internationaux, ont une influence considérable sur le tissu même de la structure familiale. Ils semblent répondre à un projet organisé visant à déstabiliser l’institution familiale.
Les chrétiens doivent réagir. Ils le feront s’ils s’appuient sur des moyens appropriés, comme la foi, l’approfondissement de son contenu et les indications pastorales concrètes qui émaneront du Synode. [...]

Extrait d’un article paru dans Famille Chrétienne N°1911






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