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Diocèse de Valence

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La catéchèse, une oeuvre collective

La catéchèse, c’est tout d’abord l’enseignement intellectuel du message évangélique adapté à l’âge et à la culture du catéchisé.


   

Mais c’est également en même temps :
- La mise en pratique de cet enseignement en évitant qu’il ne s’agisse que d’une connaissance intellectuelle sans rapport avec la vie.
- L’habitude de faire en soi un vide susceptible d’accueillir le Seigneur qui attend à notre porte pour venir manger à notre table
- La volonté de faire cette démarche avec l’autre ; c’est un chemin communautaire et c’est par l’autre que Dieu nous enseignera et nous guidera.

Il y a donc celui qui sème la parole, c’est le catéchiste. Souvenons-nous de la parabole du semeur. Il jette le grain à différents endroits de qualités différentes : mais c’est le même grain aux potentialités identiques. La différence des résultats ne provient donc que de la qualité du sol qui le reçoit.

Qu’en est-il de la catéchèse ?
Le grain semé, tout d’abord, c’est la parole, l’enseignement du catéchisme c’est-à-dire le message adapté à l’âge du catéchisé. A pleine main il doit être lancé en pleine terre par « le geste auguste du semeur » dirait le poète. Mais cet enseignement, où tombe-t-il ? La parabole envisage de nombreux points de chute : les ronces, le chemin, le champ. Ce dernier cependant doit être en état de recevoir ce grain d’une façon utile et efficace : il doit être labouré, sans mauvaises herbes, amandé.

Le catéchiste explique la parole évangélique et, la grâce aidant, dans quel état d’esprit tombe-t-elle ? Dans tous les cas, il faut supposer que c’est un esprit disponible, disposé par sa bonne volonté à accueillir ce qui lui est proposé, que son intention soit bonne. Ce champ de réception, comment le préparer ? Quelques qualités sont indispensables et ne dépendent pas toujours du catéchiste, mais des familles et des éducateurs.
Il s’agit d’abord d’une certaine intériorité. Cette disposition n’a pas toujours été la qualité première de la jeunesse, mais tout le monde est d’accord pour constater que notre jeunesse (pas plus que les adultes) habite un monde de vitesse, de superficialité qui fait vivre à la frontière de notre être.
L’information se fragmente en « dernière heure » qui élimine l’événement précédent et met tout au même niveau d’urgence : une information spectaculaire élimine toutes les autres. Dans ce déferlement, comment faire le tri de la valeur des choses ?

C’est pourtant le devoir et la noblesse des éducateurs (parents-éducateurs) d’amener doucement les jeunes à la réflexion, à la conscience de soi, c’est-à-dire à un travail d’attention qui travaille le sol de leur âme et les prépare à recevoir la parole, comme le grain de blé dans le champ. Il est également indispensable d’habituer l’enfant à une relation à l’autre, non par nécessité, mais pour comprendre que seul l’autre lui permettra de se comprendre et de se situer.
Aussi le catéchiste a-t-il besoin, en amont, de l’aide (consciente ou non) de tous ceux qui amèneront l’enfant à une habitude d’écoute, d’une certaine concentration adaptée à leur âge, de l’habitude d’une ouverture aux autres.

C’est donc (et tous le savent) par le fruit d’une coopération avec toute la communauté familiale, chrétienne, scolaire que la catéchèse pourra permettre aux grains de la Parole de germer et de donner du « cent pour un ».
Nous participons donc tous à la catéchèse.

Frère Richard
Mariste
Saint Paul Trois Châteaux
Source : "Tisser des Liens" N°94, Bulletin de la paroisse St Marcellin Champagnat en Tricastin






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