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Diocèse de Valence

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L’homme et le mystère d’une création en chemin

La doctrine de la Création constitue la première réponse aux interrogations fondamentales sur notre origine et notre but final.


   

Pourquoi ne pas trouver une issue dans l’expérience même et la reconnaissance de cette singularité ? À mes yeux, il s’agit là d’un des apports majeurs de la science contemporaine, étonnement illustré par cet extrait du psaume 8 :
« À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est donc le mortel, que tu t’en souviennes, le fils d’Adam, que tu le veuilles visiter ? À peine le fis-tu moindre qu’un dieu, tu le couronnes de gloire et de beauté, pour qu’il domine sur l’œuvre de tes mains ; tout fut mis par toi sous ses pieds. »

N’est-ce pas en effet grâce à sa raison et à son génie, à son opiniâtreté et à son audace, que l’humanité a pu découvrir la modeste place qu’elle occupe au sein de la réalité ? Paradoxe de la connaissance qui, sans nier ni faire disparaître la peur, peut donner à l’homme les moyens de la maîtriser, d’ouvrir les portes de l’espoir et, sans baisser les bras, d’agir.

Pour ce faire, les croyants ne possèdent rien d’autre qu’une foi et qu’une espérance : celles que Dieu ne cesse de créer ce monde en devenir. Leur engagement en faveur de la sauvegarde de la création ne doit pas leur faire oublier l’enseignement de la tradition, rappelée par le Catéchisme de l’Église catholique : « Pourquoi Dieu n’a-t-Il pas créé un monde aussi parfait qu’aucun mal ne puisse y exister ? Selon sa puissance infinie, Dieu pourrait toujours créer quelque chose de meilleur. Cependant dans sa sagesse et sa bonté infinies, Dieu a voulu librement créer un monde ‘en état de cheminement’ vers sa perfection ultime. Ce devenir comporte, dans le dessein de Dieu, avec l’apparition de certains êtres, la disparition d’autres, avec le plus parfait aussi le moins parfait, avec les constructions de la nature aussi les destructions. Avec le bien physique existe donc aussi le mal physique, aussi longtemps que la création n’a pas atteint sa perfection . »

Jacques Arnould,
Dominicain français, né en 1961, Ingénieur agronome, docteur en histoire des sciences et en théologie. Chargé de mission « sur la dimension éthique, sociale et culturelle des activités spatiales » au Centre National d’Etudes Spatiales.

L’importance de la vérité de la création découle de sa qualité de « fondement de tous les projets divins de salut […] commencement de l’histoire du salut, qui culmine avec le Christ  » (Compendium du catéchisme de l’église catholique, 51). Autant la Bible (Genèse 1, 1) que le Credo commencent par la confession de foi en un Dieu Créateur.

La création est donc un mystère de foi aussi bien qu’une vérité accessible à la raison naturelle (cf. Catéchisme de l’église catholique, 286).






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