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Diocèse de Valence

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"L’arbitrage, ce n’est pas si loin de la mission d’évêque"

Alors que la coupe du monde de football a lieu jusqu’au 13 juillet prochain au Brésil, Mgr Dominique Lebrun, évêque du diocèse de Saint-Étienne, revient sur sa passion pour ce sport en tant qu’ancien arbitre. Deux réponses à deux appels, à la fois prêtre et arbitre, des vocations qui se rejoignent dans l’esprit de service.


   

- Pourquoi avoir choisi d’être arbitre de football ? Quels fruits spirituels tirez-vous de ce sport ?
En 1985, j’ai décidé d’être arbitre de football en entendant à la radio un appel de la fédération française. Elle cherchait des arbitres et j’avais envie de reprendre une activité sportive. De plus, j’ai toujours aimé le foot. J’ai découvert le défi que représente chaque match. L’arbitre, lui aussi, doit gagner son match en faisant en sorte qu’il se déroule selon les règles et dans l’esprit du sport. Chaque semaine, des dizaines de milliers d’arbitres rendent un vrai service social aux enfants, aux jeunes et aux adultes. S’il y a une dimension spirituelle, c’est celle engendrée par l’esprit de service et par la joie de vivre de beaux moments de communion.

- Lorsque vous arbitriez des matchs, quel était votre état d’esprit face aux tensions et aux violences éventuelles ?
J’ai été joueur. Je sais ce qu’est être passionné. L’excès de tension et la violence proviennent parfois de la passion du jeu. L’arbitre doit montrer l’exemple en appliquant les règles paisiblement. Il peut aussi désamorcer des mouvements de colère ou des accès de violence par un regard, un sourire, un geste bien posé ou un petit mot. Il arrive aussi de sentir que la violence vient de plus loin, du contexte social. Je me disais alors que c’est une chance d’offrir un espace où le respect de la loi, acceptée par tous, permet de jouer ensemble. Je m’appliquais encore plus à ne pas commettre d’erreur.

- Le football est un sport collectif. Peut-on dire qu’être évêque aujourd’hui « c’est du sport » ?
L’arbitrage est un sport à la fois individuel et collectif. L’arbitre de mon niveau s’entraîne habituellement seul en semaine. Il exerce ensuite à trois (voire plus pour le haut niveau). Mais, en fait, il est au service de deux équipes sans oublier les spectateurs. Les équipes lui sont indispensables pour exercer son art. Ce n’est pas si loin de la mission d’évêque ! Celui-ci est seul, avec quelques collaborateurs, au service de l’Evangile, la meilleure règle de la vie en société. Et l’évêque n’est rien sans fidèles, comme un arbitre sans équipes ! Enfin, gare à lui, s’il ne s’applique pas à lui-même l’Evangile !

par Constance Pluviaud
Source : http://www.eglise.catholique.fr






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