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Diocèse de Valence

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Jeudi 16 mars

Cette semaine c’est Roland LAIPE, nouveau Pasteur à Valence, qui nous accompagne dans la Pause Carême



Bienheureuse Bénédicte
Clarisse à Saint-Damien, succéda à sainte Claire (✝ 1260)

   

Commentaire

Luc 16, 19-31
Vivre ensemble, c’est un appel qui traverse les Évangiles.
Vivre ensemble, avec les plus petits, avec ceux que la vie abîme, use, déforme, défigure.
Oui, il est des situations, des parcours de vies, où nous sommes proches, physiquement, de biens des personnes, mais la relation ne se fait pas. Nous restons transparents, voire inexistants les uns envers les autres.

La parabole du Riche et de Lazare pose la question de la vie
Ce riche n’a pas de nom : je peux m’identifier à lui ?
Qu’est-ce que je veux faire de ma vie ?
Comment je vais l’organiser ? Comment je vais être ou ne pas être en relation avec les autres ?

Luther, dans son Traité de la liberté chrétienne, exprimait que la foi devait se dévoiler, être comprise à travers une relation : « Le chrétien ne vit pas en lui-même ; il vit en Christ et en son prochain. Il vit en Christ par la foi et en son prochain par l’amour ; hors de là, il n’est pas chrétien. »

Oui, il est des vies où le prochain est nié, effacé : qu’est-ce qui peut mobiliser à ce point une vie pour en oublier d’être en relation avec les autres ?
Une vie placée sous le regard de Dieu n’est pas une vie centrée sur nous même, une vie centrée sur l’acquisition de richesses matérielles.
Jésus semble questionner cette vie qui ne se préoccupe pas des autres.

Lazare, c’est le pauvre. Vous remarquerez que lui, il a un nom : « Dieu est (mon) secours ». Dans son nom, et dans son attitude, tout indique qu’il a besoin des autres :
Lorsqu’il espère manger les restes de la fête.
Il a aussi besoin de Dieu., peut-être pour plus tard, lorsque ses souffrances auront cessé.
Les autres, dans cette parabole, ils peuvent bien vivre sans lui. Ils ne le voient pas alors qu’ils sont à côté. Peut-être même qu’ils ont trébuché sur lui, en sortant, mais ils n’ont pas su remarquer son humanité ?
Les seuls êtres vivants qui le remarquent, ce sont les chiens, venus lécher ses ulcères.

Dans cette parabole, deux modes de vie sont décrits :
Celle du riche qui ne vit que pour lui-même, sans regarder, sans rencontrer son prochain, avec seulement un désir de jouissance, et seulement avec des amis choisis.

Et celle du pauvre, celui qui attend tout de ses prochains, celui qui attend tout des autres pour tenter de survivre, qui ne peut vivre qu’avec les autres.

Dans cette parabole, il n’y a pas de recherche d’un bouc émissaire pour expliquer la pauvreté de Lazare, pas de discours moraliste pour dire que ce pauvre-là est digne d’être aidé (sous entendant que d’autres pauvres ne le seraient pas) pour justifier son droit à être aidé.

Cette parabole insiste sur le fait que l’humain n’a qu’une vie. Elle veut susciter une prise de conscience de l’auditeur : une prise de conscience pour aujourd’hui.
Car nous n’avons qu’une seule vie, qu’un seul chemin de vie pour répondre à l’appel des autres. Et c’est ce que cette parabole nous dit crûment.
Lorsque la mort nous prend, il n’y a pas de seconde chance, pas de rappel.

C’est aujourd’hui, maintenant, dans ma vie quotidienne, pour ce temps de Carême 2017, que je suis appelé à ouvrir ma vie à la dimension des autres, à entendre les plus petits qui crient vers moi, à pardonner à celui qui me le demande, à encourager celui qui en a besoin, à soigner celui qui demande mon aide.
Oui, attention de ne pas diriger notre vie vers le non-sens, ou vers l’absence de sens. Attention de ne pas laisser passer une occasion de donner du sens à notre vie.

Le sens de la vie que propose Jésus, c’est de tisser des relations avec nos semblables, c’est de considérer que nous sommes tous des enfants d’Abraham, à l’image du riche et de Lazare, que nous sommes tous frères.
Mais en avoir conscience ne suffit pas. Il faut aussi que cela soit intériorisé dans notre conscience, dans notre pratique quotidienne.

Dans cette parabole, il n’y a ni fatalité, ni déterminisme. Le riche, comme le pauvre, sont dans une vie, qui aurait pu se construire différemment, mais jamais sans les autres.
Une vie peut se construire différemment si notre cœur se met à l’écoute de la parole.
Pour Lazare et ce riche, la vie terrestre est finie.
Mais pour nous, aujourd’hui, elle est appelée à se construire... à se construire avec les plus petits... sous l’impulsion de la parole.

Que Dieu nous aide à trouver un sens à notre vie, à élargir notre écoute afin de créer de nouvelles fraternités !
Que le souffle ténu de sa Parole nous fortifie, nous guide et nous éclaire !

Roland Laipe

Lecture

« Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur »

Lecture du livre du prophète Jérémie 17, 5-10

Ainsi parle le Seigneur :
Maudit soit l’homme
qui met sa foi dans un mortel,
qui s’appuie sur un être de chair,
tandis que son cœur se détourne du Seigneur.
Il sera comme un buisson sur une terre désolée,
il ne verra pas venir le bonheur.
Il aura pour demeure les lieux arides du désert,
une terre salée, inhabitable.

Béni soit l’homme
qui met sa foi dans le Seigneur,
dont le Seigneur est la confiance.
Il sera comme un arbre, planté près des eaux,
qui pousse, vers le courant, ses racines.
Il ne craint pas quand vient la chaleur :
son feuillage reste vert.
L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude :
il ne manque pas de porter du fruit.

Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme,
il est incurable.
Qui peut le connaître ?
Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs
et qui scrute les reins,
afin de rendre à chacun selon sa conduite,
selon le fruit de ses actes.

Psaume

Ps 1, 1-2, 3, 4.6

R/ Heureux est l’homme
qui met sa foi dans le Seigneur.

Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.

Évangile

« Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16, 19-31

En ce temps-là,

Jésus disait aux pharisiens :
« Il y avait un homme riche,
vêtu de pourpre et de lin fin,
qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,
qui était couvert d’ulcères.
Il aurait bien voulu se rassasier
de ce qui tombait de la table du riche ;
mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut,
et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.
Le riche mourut aussi,
et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;
levant les yeux,
il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria :
“Père Abraham,
prends pitié de moi
et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau
pour me rafraîchir la langue,
car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham,
rappelle-toi :
tu as reçu le bonheur pendant ta vie,
et Lazare, le malheur pendant la sienne.
Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,
et toi, la souffrance.
Et en plus de tout cela, un grand abîme
a été établi entre vous et nous,
pour que ceux qui voudraient passer vers vous
ne le puissent pas,
et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
Le riche répliqua :
“Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare
dans la maison de mon père.
En effet, j’ai cinq frères :
qu’il leur porte son témoignage,
de peur qu’eux aussi ne viennent
dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit :
“Ils ont Moïse et les Prophètes :
qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il,
mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,
ils se convertiront.”
Abraham répondit :
“S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,
quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :
ils ne seront pas convaincus.” »


- Au livre du prophète Jérémie 17, 5-10
- Ps 1, 1-2, 3, 4.6
- Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16, 19-31





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