Aujourd'hui 24 septembre nous fêtons : Saint Silouane - l’athonite (✝ 1938)

Diocèse de Valence

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En tournant les pages de mon agenda... (Editorial Mars 2014)
   

En tournant les pages de mon agenda, je découvre deux événements importants au cours du mois de mars : l’entrée en Carême et les élections municipales. Un événement d’église ; un événement civil, mais tous les deux nous concernent également et interrogent notre foi.

Du fond de sa cellule, le moine ne sera pas insensible à la vie politique de son village ou de son pays ; courant les rues de son village ou de sa cité, l’élu chrétien en campagne ne sera pas dispensé de vivre le Carême. Autrement dit, chacun d’entre nous est « qualifié » pour s’intéresser au religieux et au politique et personne n’en est propriétaire ou dispensé !

Cette interaction entre l’Église et le monde politique a été soulignée par le Concile Vatican II, en particulier dans la constitution « Gaudium et Spes ». « Sur le terrain qui leur est propre, la communauté politique et l’Église sont indépendantes l’une de l’autre et autonomes. Mais toutes deux, quoique à des titres divers, sont au service de la vocation personnelle et sociale des mêmes hommes. Elles exerceront d’autant plus efficacement ce service pour le bien de tous qu’elles rechercheront davantage entre elles une saine coopération, en tenant également compte des circonstances de temps et de lieu. L’homme, en effet, n’est pas limité aux seuls horizons terrestres, mais, vivant dans l’histoire humaine, il conserve intégralement sa vocation éternelle. Quant à l’Église, fondée dans l’amour du Rédempteur, elle contribue à étendre le règne de la justice et de la charité à l’intérieur de chaque nation et entre les nations. En prêchant la vérité de l’Évangile, en éclairant tous les secteurs de l’activité humaine par sa doctrine et par le témoignage que rendent des chrétiens, l’Église respecte et promeut aussi la liberté politique et la responsabilité des citoyens. » (Gaudium et Spes 76, §3)
Il est intéressant aussi de lire les quelques lignes précédentes : « L’Église qui, en raison de sa charge et de sa compétence, ne se confond d’aucune manière avec la communauté politique et n’est liée à aucun système politique, est à la fois le signe et la sauvegarde du caractère transcendant de la personne humaine. » (Gaudium et Spes 75, §2)

Autrement dit, s’il n’y a pas de politique chrétienne, il y a une façon chrétienne de faire de la politique. N’est-elle pas la plus haute forme de la charité ?
Portons donc comme une intention de prière toute particulière ces élections municipales, nos frères chrétiens candidats et qu’un de nos efforts de Carême puisse être de contribuer à évincer les clivages politiques et partisans au profit du bien commun et de la fraternité !
P. Michel FOUREL
Collège des consulteurs






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