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Diocèse de Valence

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Des moniales pionnières de la sauvegarde de la création

Les offrandes recueillies pendant la Semaine de prière pour l’Unité chrétienne (18-25 janvier 2015) ont été attribuées à trois communautés féminines du Sud-Est de la France actives en matière d’écologie : une catholique, une orthodoxe et une protestante. Coup de projecteur sur les Dominicaines de Taulignan qui conjuguent respect de la terre et service de l’Homme.


   

Dès leur décision de reconvertir, en 2009, une partie de leurs terres en plantes aromatiques bio, les Dominicaines de la Clarté Notre-Dame avaient pris conseil auprès des moniales orthodoxes de Solan, dans le Gard. Mais c’est tout récemment qu’elles se sont mises en contact avec d’autres contemplatives soucieuses de la sauvegarde de la Création : les protestantes de Pomeyrol, dans les Bouches-du-Rhône. « Le chemin d’unité qui s’ouvre avec les relations entre nos trois communautés se situe en dehors du dialogue théologique, par ailleurs très important. Nous portons un souci en commun : nous nous occupons de la terre pour l’Homme. La grande phrase qui nous unit c’est : « Qu’as-tu fait de ton frère ? » », explique Sœur Dominique. Au nom de cette cohérence, le monastère a décidé de compléter ses activités de culture (thym, sarriette, romarin origan, lavandes, verveine, menthe, mélisse, camomille) par un volet social. Les statuts de l’association « Terre et Senteurs de la Clarté » qui a été créée pour l’exploitation stipulent de faire appel à des associations de réinsertion pour des opérations ponctuelles de désherbage et de cueillette. Sollicitées par des amis, les Dominicaines accueillent par ailleurs actuellement, avec un petit CDD un homme que la vie a peu à peu mis à la rue. « Grâce au climat et au rythme de travail qui le respecte, sans la pression et la rentabilité qu’exige la société actuelle, cet homme doté de connaissances en botanique peut récupérer », témoigne Sœur Dominique.

- De quoi faire prier

Dans la même logique, le monastère a « sans se brusquer » transformé ses habitudes alimentaires. En veillant à ne pas consommer des produits « toxiques » et en privilégiant thé et café équitables et aliments bio produits par un agriculteur voisin.
Le monastère met également à disposition de petits exploitants des alentours sa distillerie, don d’un généreux bienfaiteur, pour la transformation de leurs plantes aromatiques en huiles essentielles et hydrolats. « Nous sommes stimulées de les avoir rencontrés », confie Sœur Dominique. Qu’il s’agisse des liens avec ces exploitants, avec les techniciens de la chambre d’agriculture, avec les membres de l’association Oeko-logia (qui tient ses réunions au monastère) ou encore avec leurs hôtes, ravis d’être embauchés au jardin ou à l’effeuillage des plantes séchées, les religieuses y ont gagné une belle ouverture.
Progressant dans leurs pratiques – par exemple enherber les rangées de leurs plantes pour retenir l’eau- et continuant à se former, les Dominicaines de Taulignan s’emploient à rendre concrète la dimension spirituelle de l’écologie. « Il y a encore, s’exclame Sœur Dominique, de quoi faire et de quoi prier ! »

Chantal JOLY
Source : http://www.eglise.catholique.fr






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