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Diocèse de Valence

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Concilier croissance et développement durable, c’est possible
   

Les coupoles de la basilique Saint-Pierre représentées en feuilles vertes : le logo de la conférence internationale abritée par l’Université pontificale de la Sainte-Croix ce mercredi 20 mai, donne le ton. Organisé par le Conseil Pontifical Justice et Paix et l’ambassade des Pays-Bas près le Saint-Siège notamment, cet événement avait l’ambition de réfléchir sur la « nouvelle économie du climat », ou comment trouver les solutions pour concilier la croissance économique et le développement durable. Les participants à l’événement ont voulu montrer que ces deux concepts souvent opposés peuvent aller de pair, se compléter, selon un modèle « gagnant-gagnant ».

« La croissance durable ne peut être atteinte sans que le risque climatique ne soit abordé. La réduction des émissions de gaz sera beaucoup plus difficile sans une économie forte » pouvait-on lire sur la page de présentation de la conférence. La perspective de l’adoption de l’agenda de l’ONU post-2015 et la COP-21 de Paris en cette année 2015 font de l’enjeu écologique un thème qui occupe l’agenda médiatique. D’autant plus qu’une encyclique du Pape François sur l’écologie est attendue pour le mois de juin.

Les plus pauvres déjà exposés au changement climatique

Quelques jours avant sa publication, les participants à cette conférence ont tenu à insister sur l’attention qui doit être accordée aux plus pauvres. Parmi les intervenants, on peut citer le cardinal Peter Turkson, président du Conseil Pontifical Justice et Paix, le PDG d’Unilever Paul Polman, par ailleurs le président du WBCSD (World Business Council for Sustainable Development) ou l’archevêque de Washington, le cardinal Donald Wuerl. Dans son intervention, l’ancien président mexicain Felipe Calderón s’est attaché à montrer comment « les plus pauvres des pauvres » sont déjà ceux qui affrontent concrètement les conséquences du changement climatique, « les sécheresses extrêmes, les inondations, les canicules et les ouragans. Ce sont aussi les personnes pauvres qui seront les plus touchées par l’augmentation générale des prix des produits alimentaires, qui devrait accompagner chacun de ces phénomènes climatiques extrêmes, de plus en plus fréquents » a-t-il ajouté. Ces victimes ne doivent donc pas être oubliées, comme une réponse aux mots employés par le Pape François dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium, où l’on pouvait lire que « la dignité de chaque personne humaine et le bien commun sont des questions qui devraient structurer toute la politique économique ».

Le Pape François a été également cité par le cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin dans un message adressé aux participants de cette conférence sur la nouvelle économie du climat, soulignant « la gravité de la négligence et de l’inaction. Le temps pour trouver des solutions globales s’épuise. Nous pourrons trouver des solutions appropriées uniquement si nous agissons ensemble et de concert. Il y a donc un impératif éthique clair, définitif et urgent à agir » avait écrit le Pape aux participants de la COP-20 à Lima au Pérou en décembre 2014.

Une réflexion nécessaire sur les politiques économiques

« Quand le futur de la planète est en jeu, il n’y a pas de frontières politiques, de barrières ou de murs derrière lesquels nous pouvons nous cacher pour nous protéger des effets de la dégradation environnementale et sociale. Il n’y a pas de place pour la mondialisation de l’indifférence, l’économie de l’exclusion et de la culture jetable » a rappelé le cardinal Parolin dans son message.

Dans son encyclique Caritas in veritate (2009), Benoît XVI écrivait déjà : « on doit évaluer attentivement les conséquences sur les personnes des tendances actuelles vers une économie du court, voire du très court terme. Cela demande "une réflexion nouvelle et approfondie sur le sens de l’économie et de ses fins" (citation de Jean-Paul II, Message pour la Journée mondiale de la Paix, 2000), ainsi qu’une révision profonde et clairvoyante du modèle de développement pour en corriger les dysfonctionnements et les déséquilibres. C’est ce qu’exige, en outre, l’état de santé écologique de la planète et surtout ce qu’appelle la crise culturelle et morale de l’homme, dont les symptômes sont depuis longtemps évidents partout dans le monde ».

Cette réflexion du Pape aujourd’hui émérite peut être « une source significative d’inspiration » pour ces réflexions économiques sur le changement climatique selon le cardinal Parolin. Surtout que les « bases technologiques et opérationnelles nécessaires pour faciliter la responsabilité mutuelle sont déjà disponibles ou à notre portée ». En associant « le champ économique et l’innovation technologique », le secrétaire d’Etat du Vatican est convaincu qu’il sera possible de répondre au double objectif de « combattre la pauvreté et soulager des effets du changement climatique ».

Source : http://fr.radiovaticana.va






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