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Diocèse de Valence

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Chronique Cinéma : Moi, Daniel Blake

Michèle Debidour spécialiste du cinéma nous partage cette semaine un coup de coeur pour "Moi, Daniel Blake", Palme d’or et Mention du jury œcuménique (Cannes 2016).
Ken Loach est, comme toujours, engagé du côté des plus vulnérables dont il honore le courage, sans se complaire dans un misérabilisme tire-larmes. La fraternité se révèle seule capable de restaurer la dignité. Un grand film humaniste !


   

Daniel, menuisier veuf de 59 ans, qui a fait un malaise cardiaque, se voit refuser injustement une pension d’invalidité. Le voilà obligé de chercher activement un job qu’il ne pourra accepter ! Le jour où son chemin croise celui de Katie, dans la salle d’attente d’un « job center », un espoir naît : unis par une relation désintéressée, ils vont tenter d’être plus forts que le malheur qui leur colle aux basques.

Le réalisateur qui avait annoncé sa retraite ne peut rester indifférent aux galères de ses contemporains. L’histoire est simple, linéaire, sans autre rebondissement que les soubresauts d’un homme courageux qui, à chaque nouveau coup, se relève, un peu plus affaibli mais toujours déterminé. La mécanique rigide et bête du système social confrontée à la réalité d’ êtres en souffrance pourrait faire rire et, de fait, certaines scènes sont presque comiques. Mais le sourire fait place à la colère et à la compassion quand le spectateur comprend que les dés sont pipés par la perversité d’un système social qui culpabilise les pauvres gens. Comme Joe que ses allocations de chômage devaient contraindre à l’inaction (in My name is Joe), comme Maggie à qui les services sociaux arrachaient ses enfants « pour leur bien » (in Ladybird), Daniel et Katie se heurtent au Léviathan administratif.

L’anonymat et la complexité de la vie moderne génèrent l’indifférence et une déshumanisation mortifère. Mais heureusement il existe encore dans ce monde fou des gens qui ont un cœur de chair ! Daniel, bricoleur, est un soutien efficace pour Katie et les enfants adoptent vite ce grand père de fortune. Grâce à ce soutien mutuel l’un et l’autre vont tenter de survivre…

Michèle Debidour






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