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Diocèse de Valence

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Aujourd’hui, beaucoup voient en Jésus un gourou, un maître à penser. Qu’en dit le théologien ?
   

Des chrétiens des premiers siècles, tel saint Justin, définissaient le christianisme comme une philosophie, « l’École du Logos », faisant de Jésus un maître à penser : celui qui nous apprend à vivre selon le projet de Dieu sur nous, et dont l’enseignement moral est supérieur à celui des sages grecs. Le nom de "Logos" qui lui a été donné signifiait qu’était incarnée en lui la Raison divine.

Cette vision est tout à fait respectable, à condition de ne pas omettre de lire les deux premiers chapitres de la première lettre aux Corinthiens où Paul oppose la sagesse de Dieu à celle du monde : Dieu révèle sa sagesse et sa puissance dans la folie et la faiblesse de la Croix. Jésus devient alors à la fois le philosophe et l’anti-philosophe. Car il déconcerte nos plans. Dans son évangile, Jean a bien montré que de nombreux disciples avaient quitté Jésus parce qu’ils ne voyaient pas où il voulait en venir. Pour eux, il courait à l’échec ! De plus, l’enseignement de Jésus se faisait souvent au moyen de paraboles, de récits de la vie quotidienne qui sont loin d’être des discours philosophiques. C’est par eux qu’il nous fait atteindre la sagesse de Dieu, sans refuser réellement la sagesse humaine, mais en la transcendant. Si Jésus est philosophe ou maître à penser, ce n’est pas seulement par ses paroles, mais par tout l’exemple de vie qu’il nous donne. Et cela commence par l’aphasie de l’enfant.






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