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À Busan, les Églises ont cherché une réponse chrétienne aux défis mondiaux

Les participants à la Xe Assemblée du Conseil œcuménique des Églises (COE) – qui s’est tenue à Busan, en Corée du Sud, du 30 octobre au 8 novembre –, ont adopté plusieurs déclarations sur des sujets d’actualité.


   

« L’assemblée tient du miracle ! », déclarait vendredi 8 novembre le théologien luthérien brésilien Walter Altmann, président du Conseil œcuménique des Églises, en clôturant la Xe Assemblée du COE qui s’est tenue du 30 octobre au 8 novembre à Busan (Corée du Sud). De fait, permettre à 2 663 participants, représentant 345 Églises chrétiennes (soit 550 millions de chrétiens) et 141 pays, de vivre ensemble dans une ambiance de fraternité pendant dix jours était pour le moins exemplaire.

Certes, « l’unité visible des Églises » – objectif du COE depuis sa fondation en 1948 – est encore loin d’être réalisée. Les chrétiens ne peuvent toujours pas partager la même table eucharistique et plusieurs questions – notamment celles des ordinations ou celles liées au genre – restent clivantes. Mais la « procédure de décision par consensus », mise en place à la suite de l’Assemblée de Harare (1998, Zimbabwe) et adoptée à Porto Alegre (1996, Brésil), a permis, lors des séances en plénière, de formuler l’opinion générale des participants sans recourir au vote – qui avait pour conséquence de mettre systématiquement en minorité les orthodoxes.

D’innombrables relations informelles
Profitant des moindres pauses, d’innombrables relations informelles se sont tissées entre délégués venus d’Arménie ou de Finlande, d’Éthiopie ou d’Indonésie, de Cuba ou du Koweït. Elles ont permis de partager des idées, des financements de projets ou tout simplement des adresses courriel…

Cette Assemblée qui, pour la première fois, se tenait en Extrême-Orient, a été très marquée par le dynamisme économique et spirituel de la Corée du Sud, ainsi que par l’espoir d’une réunification de la péninsule divisée depuis 1953 – en ce sens, le « pèlerinage de la paix » à Imjingak, sur la zone démilitarisée (DMZ) entre le Nord et le Sud, a été symboliquement important. Les communautés protestantes coréennes (à commencer par la puissante Église presbytérienne de Corée, la PCK, qui a assumé l’essentiel des dépenses locales) ont su organiser un accueil efficace et chaleureux.

Sur les grands défis de la planète
Loin d’être un slogan, le thème de cette Xe Assemblée – « Dieu de la vie, conduis-nous vers la justice et la paix » – a servi d’angle d’approche aux quatre séances plénières sur la situation de l’Asie, la mission aujourd’hui, l’unité, et enfin la justice et la paix. Il a été repris également dans les groupes d’étude biblique et les « conversations œcuméniques », les liturgies préparées et animées à tour de rôle par différentes Églises, ainsi que dans les divers carrefours et ateliers. Car il a été largement question des grands défis de la planète : justice économique et écologique ; conflits locaux et traités contre l’armement excessif ; violences et exclusions sociales ; accès des plus pauvres à l’éducation, à la santé et aux ressources ; réchauffement climatique et disparition de certaines îles du Pacifique ; inclusion des personnes handicapées…






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