Aujourd'hui 13 janvier nous fêtons : Saint Hilaire de Poitiers - évêque de Poitiers, (...)

Diocèse de Valence

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1914-2014, un siècle pour conduire d’autres batailles
   

Quatorze-dix-huit, trois chiffres qui font date et des millions de morts de part et d’autre de la Marne. C’était l’orée d’un siècle qui vit émerger tant de progrès et fit couler tant de larmes.
Il ne reste aujourd’hui aucun poilu survivant à ce cauchemar saignant les familles, les villages, l’Europe et une partie du monde. La mondialisation a commencé par une guerre.

Le monde rural ne s’est jamais remis de pareille hémorragie. Chaque commune en a dressé la mémoire comme une douleur levée vers le ciel. Sur les places, quatre obus délimitent un périmètre sacré où sont gravés sur la pierre les noms de jeunes hommes morts au champ d’horreur.

L’une d’elle, sise sur le plateau de Millevaches balayé par la pluie, n’a ni coq montrant ses ergots, ni soldats en armes. Un enfant est vêtu de la blouse scolaire, et brandit le poing. Sur la stèle on lit : Maudit soit la guerre ! »

Il fallut resservir le terrible couvert de la violence une deuxième fois pour que cinquante ans plus tard sonne l’heure de la réconciliation franco-allemande. Il fallut l’exaspération des peuples pour dire non à la guerre, et le courage politique d’hommes exemplaires pour se décider à la paix.
Dans leur lignée Nelson Mandela, vainqueur de la bataille contre l’apartheid, nous manque déjà.

Le millésime 14 donnera lieu à de nombreuses commémorations et publications. Le temps a-t-il fait son oeuvre pour convaincre enfin de la primauté de la coopération pacifique sur toute autre prétention ?
Rien n’est moins sûr, d’autant que l’indifférence et l’assurance d’être dans son bon droit, la convoitise excessive des biens et le pillage des ressources minières, les réseaux mafieux et le commerce des armes ne cessent de générer les profits les plus propices à alimenter les guerres.

Les conflits se sont éloignés de l’Europe, mais sont toujours âpres au Proche-Orient et dans nombre de pays d’Afrique. Et combien de latino-américains vivent dans l’insécurité sous la pression banalisée des armes ?

Faisons voeux de mener le seul combat qui vaille, celui de la paix.

Arnaud Favart
Vicaire général de la Mission de France
Lettre d’Information de la Communauté Mission de France






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