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Diocèse de Valence

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175 ans de présence mariste en Tricastin

Le jeudi 1er juin, nous avions la joie de recevoir notre évêque Pierre-Yves Michel pour la bénédiction du triptyque du hall d’entrée où sont représentés les 3 “fondateurs” de notre maison : le dominicain Antoine Lequieu (1601-1676), l’abbé François Mazelier (1795-1856) et le frère Jean-Marie Bonnet (1807-1886). C’est une manière de marquer 175 ans de présence mariste en Tricastin. Avant la bénédiction, la communauté s’est retrouvée avec le Père Évêque autour d’un montage sur la vie du frère Henri Vergès, assassiné à Alger en 1994.


   

Lors de la bénédiction, tout en rappelant que ces 3 hommes ont été les fondateurs de cette maison, chacun à son heure, chacun pour sa part, le Père Évêque nous encouragea à être chacun à notre tour, selon les appels de l’Esprit Saint, selon les circonstances de la vie du monde et de l’Église, fidèles à notre mission de service dont le cœur est l’amour ; l’amour que Jésus nous donne, l’amour que nous lui donnons, l’amour pour nos frères ; et avec Marie que vous avez pris chez vous, et que vous partagez simplement avec vos visiteurs, dans un bon lien avec la paroisse, les amis, les familles.
L’eucharistie a terminé la matinée.
Sous le regard paternel de Saint Marcellin Champagnat, nous rendons grâce pour ces hommes de Dieu.

Le Père Antoine Le Quieu, dominicain, est le fondateur du couvent de Saint Paul, en 1664, à la demande de l’évêque d’alors, Claude Ruffier. Le couvent fut bâti autour de l’ancienne église médiévale de Notre-Dame de Pitié.
Le Père François Mazelier, né le 13 janvier 1795 à Bourg-de-Péage. En 1821, il est nommé vicaire du curé de Saint Paul, Solier de Lestang, qui venait de fonder une sorte d’école normale destinée à former des instituteurs chrétiens. Il avait acheté pour le diocèse l’ancien couvent des dominicains, vendu lors de la Révolution. En 1824, Mgr de La Tourette, demande à François Mazelier de s’occuper de la jeune congrégation des « Frères de l’Instruction Chrétienne » pour le diocèse. La mort du curé Solier de Lestang, le 6 février 1825, oblige François Mazelier à prendre en charge la paroisse en même temps que la direction des frères. Malgré sa sollicitude et sa bonté, l’Institut des frères a de la peine à se développer. En 1835, grâce au Père Colin, le Père Champagnat entame des pourparlers avec François Mazelier en vue d’arriver à une fusion des deux congrégations. C’est ainsi que le Père Champagnat est venu, par deux fois, rendre visite à François Mazelier, devenu un ami. Il a même prêché à la cathédrale, en 1837. La fusion projetée ne se réalisa pourtant que deux ans après la mort de Marcellin, le 31 mars 1842, par le Frère François, son successeur. Par la suite, M. Mazelier devint Vicaire général du diocèse et chanoine honoraire en 1847. Il mourut à Valence le 26 juin 1856 et ses restes reposent dans la chapelle de l’Institution Sainte Marie, à Bourg-de-Péage.
Le 3eme personnage du triptyque, Frère Jean-Marie Bonnet. Né en 1807, à Saint-Sauveur-en-Rue, dans la Loire, c’est lui qui, en 1842, arrive de Notre-Dame de l’Hermitage, pour prendre la direction de la communauté des frères de Saint Paul. Entré au noviciat à 19 ans, avec une expérience de maître d’école. Directeur des Frères de Saint Paul pendant 7 ans, il a été l’artisan principal de la réussite de la fusion des deux congrégations grâce à ses qualités humaines, à sa piété solide, à ses manières douces dans la direction des frères et à l’exemple de sa vie de travail. C’est pourquoi nous avons tenu à retrouver son visage sur ce tableau commémoratif.

Frère Michel Binauld





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